Matthieu #51 : Pilate; innocent aux mains pleines !

Matthieu #51 : Pilate; innocent aux mains pleines !

prédication Évangile selon Matthieu 27 : Patrice Berger, 2026_05_24, église AB Lausanne : infos/plan du culte

Matthieu #51 : Pilate; innocent aux mains pleines !

Résumé : Matthieu #51 : Pilate; innocent aux mains pleines ! Minutie du plan de DieuLa lecture de l’évangile de Matthieu est extraordinaire. Quand nousnous y arrêtons, nous découvrons des aspects qui démontrent laminutie du plan de Dieu pour venir nous sauver. Affirmation de l’identité de JésusNotamment, la dernière fois, nous lisions au chapitre 26 que Jésus […]

Minutie du plan de Dieu
La lecture de l’évangile de Matthieu est extraordinaire. Quand nous
nous y arrêtons, nous découvrons des aspects qui démontrent la
minutie du plan de Dieu pour venir nous sauver.

Affirmation de l’identité de Jésus
Notamment, la dernière fois, nous lisions au chapitre 26 que Jésus a
attendu le moment opportun pour affirmer Son identité devant toutes les
autorités politiques et religieuses juives, devant la plus haute autorité
spirituelle du moment (le grand-prêtre Caïphe), sous serment. On ne
pouvait pas faire un moment plus officiel à l’époque sur le plan spirituel.

Action plus large que la nation juive
Mais le salut de Jésus n’est pas uniquement pour la nation juive par
laquelle l’Éternel a désiré Se révéler, et par laquelle le Messie, Jésus,
devait venir. Il est le Sauveur du monde et tout le monde est concerné.

Royauté affirmée devant les Romains
À l’époque de Jésus, la civilisation qui a pris le dessus sur le monde
connu, ce sont les Romains. Dans le texte de ce jour, nous allons voir
que Jésus affirme Sa royauté devant la plus haute autorité romaine de
la région : devant le gouverneur Pilate.

Pilate est sans pitié
Pilate n’est pas un tendre. L’historien Flavius Josèphe le décrit comme
« un dirigeant cruel, impérieux et insensible, qui haïssait ses sujets juifs
et ne prenait guère la peine de les comprendre. »

Pourquoi prend-il des pincettes avec Jésus ?
Habituellement, pour le cas de Jésus, Pilate l’aurait traité en deux
secondes. Mais il s’est passé plusieurs événements où il a été
récemment sévèrement blâmé par l’empereur Tibère pour sa mauvaise
gestion en Palestine et surtout, le mentor de Pilate, l’antisémite Séjan, a
été exécuté car il organisait un complot contre Tibère.

Les pincettes sont pour le Sanhédrin
Alors Pilate marche sur des œufs et n’a pas envie de faire des vagues
qui arrivent jusqu’à Rome avec les dirigeants politico-religieux de
Jérusalem. Il va les caresser dans le sens du poil, même s’il sait que le
dossier de Jésus est vide d’un point de vue romain.

La même manière de répondre de Jésus avec les Romains comme
avec le Sanhédrin

Face à toutes ces machinations, Jésus va répondre de la même
manière qu’Il a répondu devant le Sanhédrin. Et Il va subir le même type
d’outrages à la suite. Matthieu montre très bien le copier-coller qu’il y a
avec les Juifs et les Romains. Le tout pour souligner que tous les
responsables possibles de l’époque sont impliqués dans la
condamnation à mort de Jésus, même s’ils savent tous qu’Il est
innocent.

Après les autorités, la foule ?
Il ne manquerait plus que la foule désire Sa crucifixion, et tout ce que
peut représenter l’humanité à Jérusalem serait alors impliqué, complice
de la mort de Jésus.

Texte
Matthieu 27.11-19
11 Jésus comparut devant le gouverneur.
Celui-ci l’interrogea :
« Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui répondit :
« Tu le dis. »
12 Mais il ne répondit rien aux accusations des chefs des prêtres et des
anciens.
13 Alors Pilate lui dit :
« N’entends-tu pas tous ces témoignages qu’ils portent contre toi ? »
14 Mais Jésus ne répondit sur aucun point, ce qui étonna beaucoup le
gouverneur.
15 À chaque fête, le gouverneur avait pour habitude de relâcher un
prisonnier, celui que la foule voulait.
16 Ils avaient alors un prisonnier célèbre, un dénommé Barabbas. 17
Comme ils étaient rassemblés, Pilate leur dit :
« Lequel voulez-vous que je vous relâche :
Barabbas ou Jésus qu’on appelle le Christ ? »
18 En effet,
il savait que c’était par jalousie qu’ils avaient fait arrêter Jésus.
19 Pendant qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire :

« N’aie rien à faire avec ce juste,
car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert dans un rêve à cause de lui. »

Comment Pilate va-t-il se sortir de ce piège ?
Pilate est coincé. Alors, pour s’en sortir, il a une idée : faire
ressurgir une tradition qu’il n’était pas tenu de respecter, c’est-à-
dire de proposer, en ce temps de la Pâque, l’amnistie d’un
prisonnier. La proposition de Pilate est caricaturale d’un côté, c’est
un brigand et un criminel, Jacques Mesrine (Barabbas), qui a du
sang sur les mains, et, de l’autre, la libération de Jésus, qui a guéri
d’innombrables personnes dans la région et nourri des foules. La
réponse est cousue de fil blanc. On va demander la libération de
Jésus.

Matthieu 27. 20-24
20 Les chefs des prêtres et les anciens persuadèrent la foule de
demander Barabbas et de faire mourir Jésus.
21 Le gouverneur prit la parole et leur dit :
« Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »
Ils répondirent :
« Barabbas. »
22 Pilate répliqua :
« Que ferai-je donc de Jésus qu’on appelle le Christ ? »
Tous répondirent :
« Qu’il soit crucifié ! »
23 « Mais quel mal a-t-il fait ? » dit le gouverneur.
Ils crièrent encore plus fort :
« Qu’il soit crucifié ! »

24 Voyant qu’il ne gagnait rien mais que le tumulte augmentait,
Pilate prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule et dit :
« Je suis innocent du sang de ce juste. C’est vous que cela regarde. »

Il se défausse de sa responsabilité
Du style : « Je ne suis pas responsable de ce que vous faites. »
Il se défausse…
Entre parenthèses, c’est justement l’inverse que l’on attend d’un
responsable : c’est qu’il fasse ce qui est juste malgré les
pressions.

Matthieu 27. 25

25 Et tout le peuple répondit :
« Que Son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! »

Malheureusement, le sang leur est retombé dessus.
La foule de l’époque ne croyait pas si bien dire :
« Que Son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! »
Car ces derniers se feront massacrer par les mêmes Romains,
sous la conduite de Titus, moins de 50 ans après, en l’an 70.
Flavius Josèphe, témoin oculaire, décrit des scènes de carnage :
des familles entières retrouvées mortes de faim ou tuées par
l’épée, des rues remplies de cadavres, et des survivants réduits en
esclavage ou exécutés. Le Temple a été incendié et la ville a été
systématiquement détruite, à l’exception de quelques vestiges
comme le Mur des Lamentations. L’estimation des victimes mortes
de faim, exécutées, déportées ou réduites en esclavage oscille
entre 600 000 personnes et 1,1 million !

Matthieu 27. 26-31
26 Alors Pilate leur relâcha Barabbas ;
et, après avoir fait fouetter Jésus,
il le livra à la crucifixion.
27 Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire et
rassemblèrent toute la troupe autour de lui.
28 Ils lui enlevèrent ses vêtements et lui mirent un manteau écarlate.
29 Ils tressèrent une couronne d’épines qu’ils posèrent sur sa tête, et ils
lui mirent un roseau dans la main droite ;
puis,
s’agenouillant devant lui,
ils se moquaient de lui en disant :
« Salut, roi des Juifs ! »
30 Ils crachaient sur lui, prenaient le roseau et le frappaient sur la tête.
31 Après s’être ainsi moqués de lui,
ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements
et l’emmenèrent pour le crucifier.
Est-ce que Pilate a voulu essayer de flageller Jésus et que cela
soit suffisant pour ne pas Le crucifier ? Parce que ce n’était pas
nécessairement habituel dans le processus des Romains.

Copier-coller comme après le jugement au Sanhédrin
Toujours est-il qu’au final, Jésus se retrouve confronté aux mêmes
types de brimades, vexatoires, de tortures, qu’au moment du jugement par le Sanhédrin. Il n’y en a pas un pour racheter l’autre :
les responsables juifs et leurs soldats, les responsables romains et
les soldats du temple, la foule. Tous sont coupables à la même
hauteur.

Une personne de la diaspora aide Jésus
C’est finalement quelqu’un de la diaspora libyenne qui viendra en
aide à Jésus pour porter le poids de la croix. N’importe quel soldat
romain avait le droit de réquisitionner une personne pour porter
des affaires sur 1 kilomètre.

Matthieu 27. 32
32 Lorsqu’ils sortirent,
ils rencontrèrent un homme de Cyrène appelé Simon et le forcèrent à
porter la croix de Jésus.

Jésus est épuisé
Jésus était exténué. Une nuit blanche. Après le repas de la Pâque,
Il avait prié avec intensité (des grumeaux de sang perlaient sur
Son front). Arrêté, trimbalé de droite et de gauche, 3 procès, 2
séances de torture.

Matthieu 27. 33-34
33 Arrivés à un endroit appelé Golgotha
– ce qui signifie « lieu du crâne » –,
34 ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé de fiel ; mais quand il l’eut
goûté, il ne voulut pas boire.

En conscience
Jésus s’offre pour l’humanité. C’est en conscience et non « drogué »
que Jésus a porté le poids de la méchanceté humaine. Jésus Se donne
consciemment pour le salut de l’humanité.

Matthieu 27. 35-36
35 Ils le crucifièrent,
puis ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort
[afin que s’accomplisse ce que le prophète avait annoncé :
Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré au sort mon habit].
36 Puis ils s’assirent et le gardèrent.

Pas d’échange de personnes
Les soldats romains répondent de leur vie.

Matthieu 27. 35-36
37 Pour indiquer le motif de sa condamnation, on écrivit au-dessus de
sa tête :
« Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »
38 Avec lui furent crucifiés deux brigands, l’un à sa droite et l’autre à sa
gauche.

Tout est sous contrôle
Tout est sous contrôle jusqu’au bout : la royauté de Jésus est
affirmée comme annoncé au roi juif David :
2 Samuel 7. 12-16
‘quand ta vie prendra fin et que tu seras couché avec tes ancêtres,
je ferai surgir après toi ton descendant, celui qui sera issu de toi, et
j’affermirai son règne. 13 Ce sera lui qui construira une maison en
l’honneur de mon nom, et j’affermirai pour toujours le trône de son
royaume. 14 Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. S’il
fait le mal, je le punirai avec le bâton des hommes, avec les coups
des humains, 15 mais je ne lui retirerai pas ma grâce comme je l’ai
fait avec Saül, que j’ai écarté de ton chemin. 16 Ta maison et ton
règne seront assurés pour toujours après toi, ton trône sera affermi
pour toujours.’ »

Tout est sous contrôle jusqu’au bout :
Il est compté parmi les criminels, comme annoncé en
Ésaïe 53.12 :
Voilà pourquoi je lui donnerai sa part/ au milieu de beaucoup
et il partagera le butin avec les puissants :
parce qu’il s’est dépouillé lui-même/ jusqu’à la mort
et qu’il a été compté parmi les criminels,
parce qu’il a porté le péché/ de beaucoup d’hommes
et qu’il est intervenu/ en faveur des coupables.

Matthieu 27. 39-40
39 Les passants l’insultaient et secouaient la tête 40 en disant :
« Toi qui détruis le temple et qui le reconstruis en trois jours,
sauve-toi toi-même !
Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix ! »

Première tentation insidieuse
Imaginez comme c’est insidieux : Jésus a tous les moyens pour
s’en sortir et se faire justice, et là, Il est dans une souffrance
extrême. Et tu as les insultes sarcastiques et ironiques qui fusent.
Sincèrement, tu n’aurais qu’une envie : c’est de leur montrer la
réalité. C’est ce que Jésus est en train de faire.
La réalité : Il est plus dur de Se donner pour le salut de l’humanité
que de faire une démonstration de force pour leur rabattre le
caquet.

Matthieu 27. 41-43
41 Les chefs des prêtres, avec les spécialistes de la loi et les anciens,
se moquaient aussi de lui et disaient :
42 « Il en a sauvé d’autres et il ne peut pas se sauver lui-même !
S’il est roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix et nous
croirons en lui. 43
Il s’est confié en Dieu ;
que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! En effet, il a dit :
Je suis le Fils de Dieu.’ »

Deuxième tentation insidieuse.

Matthieu 27. 44
44 Les brigands crucifiés avec lui l’insultaient eux aussi de la même
manière.

Troisième tentation insidieuse.
Matthieu note 3 types de sources différentes qui tentent Jésus à se
faire justice à l’instant et à se dégager de la crucifixion.

Trois tentations de l’ennemi au début de Son ministère.
Tout comme il avait noté 3 types de tentations faites par le diable
avant que le ministère de Jésus ne commence, au moment où
Jésus était dans une faiblesse extrême après 40 jours de jeûne.
Les moments choisis par l’ennemi sont clés. Satan fait 2 tentatives
à 2 moments clés pour anéantir l’unique antidote au venin mortel,
le péché, qu’il a mis dans l’humanité. Remarquez que Satan
choisit les 2 moments où Jésus est très diminué humainement.
Le dernier moment pour Satan
Lorsque Satan tente Jésus au début de Son ministère et que cela
ne marche pas, il est dit qu’Il attend un moment favorable. C’est celui-là. Pour Satan, c’est sa dernière fenêtre. Après, il est vaincu
pour toujours…
Luc 4.13
« Après L’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de
Lui jusqu’à un moment favorable. »

1 Qu’est-ce que j’apprends de Jésus ?

Jésus est roi.
Jésus affirme ici Sa royauté, comme annoncé par l’Éternel à David :
2 Samuel 7.16 :
« Ta maison et ton règne seront assurés pour toujours après toi, ton
trône sera affermi pour toujours. »

Un des buts de la généalogie de Matthieu 1
Vous vous souvenez, c’était un des sens de la généalogie du chapitre 1
de Matthieu : faire le lien entre David et Jésus. Et ici, la boucle est
bouclée par l’affirmation de Son statut royal au niveau de la lignée de
David. Cependant, il y a une notion inhabituelle : « affermi pour toujours
». La royauté de Jésus ne s’arrêtera donc pas à la croix. Par la
résurrection et l’ascension, Elle sera éternelle. Elle est éternelle,
glorieuse.

Apocalypse 1 Le décrit comme tel :
Apocalypse 1.12-20 :
12 Je me retournai pour savoir quelle était la voix qui me parlait.
M’étant donc retourné, je vis sept chandeliers d’or, 13 et au milieu des
[sept] chandeliers quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme.
Il était habillé d’une longue robe et portait une écharpe en or sur la
poitrine.
14 Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche,
comme de la neige.
Ses yeux étaient comme une flamme de feu,
15 ses pieds étaient semblables à du bronze ardent, comme s’ils
avaient été embrasés dans une fournaise,
et sa voix ressemblait au bruit de grandes eaux.
16 Il tenait dans sa main droite sept étoiles,
de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants
et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans toute sa force.
17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort.
Il posa alors sa main droite sur moi en disant :
« N’aie pas peur.

Je suis le premier et le dernier,
18 le vivant.
J’étais mort et voici, je suis vivant aux siècles des siècles.
Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.

Le disciple Jean qui écrit Apocalypse 1
La personne qui écrit cela, c’est Jean qui dormait sur la poitrine de
Jésus pendant Son ministère terrestre (Jean 13.25 ). Indication de la
différence entre la période où Jésus S’est humilié volontairement pour
Son ministère terrestre et Son règne actuel.

Jésus Se donne en conscience
Nous avions noté la dernière fois que c’est Jésus qui Se donne, et non
les circonstances qui font que Jésus s’est fait coincer.

Intentionnel jusqu’au bout
C’est en conscience qu’Il Se donne jusqu’au bout.
Il contrôle tout pour que, providentiellement, cela aboutisse à la
crucifixion, alors qu’en temps normal, cela n’aurait jamais dû avoir lieu.
Ce qui n’enlève pas la responsabilité des personnes impliquées dans
Son meurtre, qui sont complètement responsables de ce qu’elles font.

2 Qu’est-ce que j’apprends des hommes ?

Tous contre Jésus
Tout ce qui représente l’humanité se ligue contre Celui qui vient porter
leur péché. Ce ne sont pas les autres. Je n’aurais pas été meilleur que
les Juifs, les Romains ou la foule…

Les douleurs
Dans la douleur, Jésus a porté nos douleurs.
Ésaïe 53.1-4 :
Qui a cru à notre prédication ?
À qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ?
2 Il a grandi devant lui

comme une jeune plante,
comme un rejeton qui sort
d’une terre toute sèche.
Il n’avait ni beauté ni splendeur
propre à attirer nos regards,
et son aspect n’avait rien pour nous plaire.
3 Méprisé et délaissé par les hommes,
homme de douleur, habitué à la souffrance,
il était pareil à celui
face auquel on détourne la tête :
nous l’avons méprisé,
nous n’avons fait aucun cas de lui.
4 Pourtant, ce sont nos souffrances
qu’il a portées,
c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé.
Et nous, nous l’avons considéré
comme puni,
frappé par Dieu et humilié.

Sa détermination à sauver l’humanité se voit par le contrôle total qu’Il a
des événements, par les réponses ou non qu’Il donne au bon moment,
par le refus d’échapper à Son martyr par des drogues, par l’utilisation de
Ses capacités hors du commun, comme les 3 tentations le Lui
suggèrent.

Entraîné par la foule
Édith Piaf, en 1957, a chanté « Entraînés par la foule qui s’élance et qui
danse ».
Comment dire…
L’action d’une foule n’est pas toujours propice au discernement. Quand
Jésus se fait battre par les soldats, il semble, par recoupement, que ce
soit la cohorte romaine qui ait fait cela (600 soldats). Ils se sont lâchés
sur Jésus en se croyant invincibles face à un seul homme. La foule qui
crie de crucifier Jésus n’est pas consciente de ce qu’elle profère.

Assumer notre part
Quand nous sommes responsables, comme Pilate, on ne se défausse
pas de sa responsabilité, même s’il s’en est lavé les mains… C’est lui le
responsable et il le reste. Le péché nous pousse toujours à nous
défausser sur les autres (ex. Genèse 3 ). Que le Seigneur nous aide en
cela.

Accusation de l’efficacité de Dieu ou de la présence de Dieu
Dans les situations injustes : « Si Jésus est ton Dieu, Lui qui, soi-disant,
guérit, Lui qui a ressuscité des morts, pourquoi cela t’arrive-t-il dans ta
vie ?! » « À quoi peut bien te servir ton Jésus avec ce qui t’arrive ? » «
Ce n’est pas injuste ce qu’Il te fait subir ? »
C’est un peu ce style d’accusations qui sont proférées contre Jésus,
et dont nous pouvons être l’objet (en tout cas, des déclinaisons du
style).
Jésus y a été confronté avec beaucoup plus d’injustice que toi, parce
que Lui était sans péché et que toi : « oui ».
Notre réalité, en ayant le péché, devrait être notre mort. C’est ce que
l’Éternel avait indiqué à Adam. Donc, le temps de vie que nous avons,
où cela se passe « normalement », est un temps de grâce et non un dû.
Le fait de vivre cette grâce doit nous faire réfléchir : mais d’où nous vient
la vie, la beauté, l’aspiration à ce que tout aille bien, alors que nous
avons beaucoup de faits inverses : l’injustice. C’est que nous sommes
créés au départ pour vivre comme cela et qu’il y a une interférence
mortifère en nous, dans l’humanité et le reste de la création.
Ce temps de grâce nous est accordé pour que nous rendions gloire à
Dieu par nos vies, possiblement au travers de Jésus.
Le problème : les injustices qui nous atteignent ne sont pas du désir
initial de Dieu, mais c’est le chaos voulu par l’ennemi de Dieu, et que
l’humanité a choisi délibérément, qui en est responsable.
Dieu a-t-Il la capacité de m’extraire de ce que je vis, de ce que je
considère injuste ? Oui. Le fera-t-Il ?
Jésus n’a pas guéri la terre entière au moment de Son ministère. Et
toutes les personnes qu’Il a guéries ou ressuscitées sont finalement
décédées…
Notons qu’à chaque fois que je guéris, c’est Lui qui le permet. Les
médicaments, les traitements, les médecins, les infirmières sont des
moyens dans Sa main. Comme le disait si bien Ambroise Paré : « Je le
pansai, Dieu le guérit. »

Jésus n’est pas le « super paracétamol spirituel » que je prends pour
me soustraire des choses pénibles ou horribles de la vie. Et s’Il le fait,
cela a du sens pour que nous puissions Lui rendre gloire intérieurement
ou d’une manière déclarative. Jésus n’est pas le pharmacien-magasinier
qui se doit de nous distribuer les gélules magiques spirituelles pour
résoudre toutes les conséquences de notre vie imprégnée du péché.

Et même si je ne vois pas le bout du tunnel, même diminué, même à
l’extrême, bloqué sur un lit d’hôpital, je peux faire les 2 choses les plus
fondamentales de l’existence : aimer Dieu, aimer mon prochain comme
moi-même.

Jésus l’a vécu.
Ce n’est pas quelqu’un de distant qui le dit : Il est à nos côtés. Il connaît
ce que nous traversons pour l’avoir porté et vécu en vrai.

3 Qu’est-ce que cela me pousse à faire dans la semaine ?

Ai-je un problème avec la notion que Jésus me doit la santé et
l’évitement de tous problèmes ?
Suis-je une autre personne dans une foule, avec mes collègues, la
famille réunie ?
Est-ce que j’assume lorsqu’on me confie une responsabilité ?
Louange pour la précision et le contrôle de Jésus dans ces moments
sombres.
Comment vais-je remercier Jésus pour Son intentionnalité à me sauver
en songeant à Ses heures troubles ?

4 Qu’est-ce que cela me pousse à transmettre ?

Jésus est bien mort en conscience pour mon péché.
C’est Lui qui S’est donné.
Pas les circonstances qui L’ont dépassé.