Matthieu #50 : Face à mon péché : remords ou repentance ?
prédication Évangile selon Matthieu 26 : Patrice Berger, 2026_05_10, église AB Lausanne : infos/plan du culte
Matthieu #50 : Face à mon péché : remords ou repentance ?
Résumé : Matthieu #50 : Face à mon péché : remords ou repentance ? Le jugement des spécialistes de la loi et des anciensNous lisons l’Évangile de Matthieu depuis plusieurs semaines. Jésus aété arrêté, et l’Évangile de Matthieu nous montre une partie des alléeset venues qui ont contribué au jugement définitif de Jésus pour la peinecapitale. Les […]
Le jugement des spécialistes de la loi et des anciens
Nous lisons l’Évangile de Matthieu depuis plusieurs semaines. Jésus a
été arrêté, et l’Évangile de Matthieu nous montre une partie des allées
et venues qui ont contribué au jugement définitif de Jésus pour la peine
capitale.
Les 4 questions
Je vous invite à avoir toujours en tête le schéma :
Qu’est-ce que j’apprends de Dieu, de Jésus ?
Qu’est-ce que j’apprends des hommes, de moi ?
Qu’est-ce que cela m’invite à faire ?
Qu’est-ce que cela m’invite à transmettre ?
Qu’est-ce que j’apprends de Jésus ?
Pour les deux premières questions, nous allons pouvoir voir que c’est
Jésus qui Se donne.
Nous avons vu qu’Il est allé au-devant de ceux qui L’arrêtaient.
Nous allons voir que c’est Lui qui donne l’unique réponse qui conduit le
cercle politico-religieux à Le condamner.
Il accomplit ce qu’Il avait dit plus tôt dans Son ministère.
Jean 10. 17-18
17 Le Père m’aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre
ensuite.
18 Personne ne me l’enlève,
mais je la donne de moi-même.
J’ai le pouvoir de la donner et
j’ai le pouvoir de la reprendre.
Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »
Qu’est-ce que j’apprends des hommes, c’est-à-dire de moi ?
Pour nous, nous allons réfléchir sur notre attitude quand nous sommes
conscients de notre faute.
Quelle est la différence entre la repentance et le remords ?
Textes en miroir
Ces deux sujets vont être abordés par deux comparaisons :
celle de Jésus et Pierre face aux condamnations ;
celle de Pierre et Judas face à leurs péchés.
Texte biblique
Matthieu 26. 57 à 27. 10
57 Ceux qui avaient arrêté Jésus l’emmenèrent chez le grand-prêtre
Caïphe, où les spécialistes de la loi et les anciens étaient rassemblés.
58 Pierre le suivit de loin jusqu’à la cour du grand-prêtre, y entra et
s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait.
59 Les chefs des prêtres, [les anciens] et tout le sanhédrin cherchaient
un faux témoignage contre Jésus afin de le faire mourir, 60 mais ils n’en
trouvèrent pas, quoique beaucoup de faux témoins se soient présentés.
Enfin, il en vint deux qui dirent :
61 « Celui-ci a dit :
‘Je peux détruire le temple de Dieu et le reconstruire en trois jours.’ »
Inversion des rôles
Ce qu’il y a de faux dans ce qui est dit, c’est que Jésus n’a jamais
évoqué le fait qu’Il détruirait le temple, mais eux, si.
Jean 2. 18-21
Les Juifs prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-
tu, pour agir de cette manière ? »
19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce temple et en 3 jours je le
relèverai. »
20 Les Juifs dirent : « Il a fallu 46 ans pour construire ce temple et
toi, en 3 jours tu le relèverais ! »
21 Cependant, lui parlait du temple de son corps. 22 C’est
pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité, ses disciples se souvinrent qu’il
avait dit cela et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait
dite.
Matthieu 26. 62-63
62 Le grand-prêtre se leva et lui dit :
« Ne réponds-tu rien ?
Pourquoi ces hommes témoignent-ils contre toi ? »
63 Mais Jésus gardait le silence.
Le grand-prêtre [prit la parole et] lui dit : « Je t’adjure, par le Dieu vivant,
de nous dire si tu es le Messie, le Fils de Dieu. »
Les religieux l’avaient constaté mais ne pouvaient l’avouer
C’est hyper-intéressant.
Parce que la question du grand prêtre semble lui brûler les lèvres.
Ce qui veut dire que cela leur trottait dans la tête depuis un bout
de temps.
Et comment cela a-t-il pu leur prendre la tête ? En voyant et en
entendant ce que Jésus faisait pendant Son ministère.
Et cela nous rappelle qu’un des buts de l’évangile, quand il nous
décrit le ministère de Jésus, c’est que nous comprenions qu’Il est
homme et Dieu en même temps.
Matthieu 26. 64
Jésus lui répondit :
« Tu le dis. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de
l’homme assis à la droite du Tout-Puissant et venant sur les nuées du
ciel. »
Jésus, le Messie souverain
Jésus ne garde plus le silence.
Tout au long de Son ministère, Il S’est refusé à dire qui Il était
vraiment, parce qu’Il connaissait la réaction qui allait suivre.
Il ne fait pas que dire qu’Il est le Messie, mais le Messie souverain
qui viendra comme juge à la fin des temps (Daniel 7.13-14 ).
La croix, la résurrection et Son retour en même temps
Vous voyez, comme dans d’autres textes que nous avons vus, ce
qui est de la première venue de Jésus intègre en même temps Sa
seconde venue.
Le salut n’est pas la fin de la mission pour Jésus : le
rétablissement de toutes choses lors de Sa seconde venue est
aussi intégré.
Si ce que Jésus avait annoncé pour Sa mort et Sa résurrection se
déroule ainsi, alors ce qui concerne Son retour est tout aussi
certain.
Matthieu 26. 65-75
65 Alors le grand-prêtre déchira ses vêtements en disant :
« Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ?
Vous venez d’entendre son blasphème.
66 Qu’en pensez-vous ? »
Ils répondirent :
« Il mérite la mort. »
67 Là-dessus, ils lui crachèrent au visage et le frappèrent à coups de
poing ; certains lui donnaient des gifles en disant :
68 « Christ, prophétise-nous qui t’a frappé ! »
69 Or Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha
de lui et dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. »
70 Mais il le nia devant tous en disant :
« Je ne sais pas ce que tu veux dire. »
71 Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit et dit à
ceux qui se trouvaient là :
« Cet homme [aussi] était avec Jésus de Nazareth. »
72 Il le nia de nouveau, avec serment :
« Je ne connais pas cet homme. »
73 Peu après, ceux qui étaient là s’approchèrent et dirent à Pierre :
« Certainement, toi aussi tu fais partie de ces gens-là, car ton langage te
fait reconnaître. »
74 Alors il se mit à jurer en lançant des malédictions :
« Je ne connais pas cet homme. »
Aussitôt un coq chanta.
75 Pierre se souvint alors de ce que Jésus [lui] avait dit :
« Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. » Il sortit et pleura
amèrement.
Matthieu 27. 1-10
1 Le matin venu, tous les chefs des prêtres et les anciens du peuple
tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir.
2 Après l’avoir attaché,
ils l’emmenèrent et le livrèrent à [Ponce] Pilate, le gouverneur.
3 Alors Judas, celui qui l’avait trahi,
voyant qu’il était condamné,
fut pris de remords et rapporta les 30 pièces d’argent aux chefs des
prêtres et aux anciens 4 en disant :
« J’ai péché en faisant arrêter un innocent. »
Ils répondirent :
« En quoi cela nous concerne-t-il ? C’est toi que cela regarde. »
5 Judas jeta les pièces d’argent dans le temple, se retira et alla se
pendre.
6 Les chefs des prêtres les ramassèrent en disant :
« Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré puisque c’est le
prix du sang. »
7 Après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du
potier, pour y ensevelir les étrangers.
8 C’est pourquoi ce champ a été appelé « champ du sang » jusqu’à
aujourd’hui.
9 Alors s’accomplit ce que le prophète Jérémie avait annoncé :
Ils ont pris les 30 pièces d’argent, la valeur à laquelle il a été estimé par
les Israélites, 10 et ils les ont données pour le champ du potier, comme
le Seigneur me l’avait ordonné.
La citation : Zacharie ou Jérémie ?
La citation exacte est dans
Zacharie 11. 12-13
12 Je leur ai dit : « Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire,
sinon, ne le donnez pas. » Alors ils ont pesé pour mon salaire
30 pièces d’argent. 13 L’Éternel m’a dit : « Jette-le au potier, ce prix
magnifique auquel ils m’ont estimé ! » J’ai donc pris les 30 pièces
d’argent et je les ai jetées dans la maison de l’Éternel pour le
potier.
Elle semble être une compilation de plusieurs prophéties que
Jérémie aurait données.
Vu qu’il a prophétisé avant Zacharie (entre 520 av. J.-C. et 518 av.
J.-C.), c’est peut-être pour cela que la paternité de la prophétie lui
a été donnée.
Première comparaison :
Attitude de Jésus et Pierre sous le feu de l’accusation
Seul un homme-Dieu (Jésus) pouvait vivre de cette manière un tel
moment.
Les accusateurs
Pour Jésus :
Caïphe,
les spécialistes de la loi,
les anciens,
les chefs des prêtres,
le Sanhédrin.
Presque tout ce qui est officiel au niveau juif de l’époque est présent.
Pour Pierre :
les serviteurs, deux fois une servante (petit rappel : à l’époque, le
témoignage d’une femme ne comptait pas),
d’autres serviteurs.
Est-ce inéluctable de réagir comme cela ?
À savoir : au même moment, un autre disciple se trouve déjà dans
l’enceinte de la cour (c’est lui qui fait entrer Pierre).
Pierre n’est pas le seul courageux qui se soit approché.
Jean 18. 15-17
15 Simon Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Ce disciple
était connu du grand-prêtre, et il entra avec Jésus dans la cour de
la maison du grand-prêtre, 16 tandis que Pierre restait dehors près
de la porte. Alors l’autre disciple, qui était connu du grand-prêtre,
sortit, parla à la femme qui gardait la porte et fit entrer Pierre. 17
La servante qui gardait la porte dit à Pierre : « Ne fais-tu pas partie,
toi aussi, des disciples de cet homme ? »
Remarques
Il n’y a absolument pas le même degré d’aura, de pouvoir, de crédibilité
chez les accusateurs qui confrontent Jésus et Pierre.
Les accusations
Pour Jésus :
Elles sont fausses. Il n’y a aucune accusation qui se recoupe. Ce n’est
que de la calomnie.
Parodie de procès à charge :
Il a été arrêté sans chef d’accusation.
Procès à charge, à l’encontre de toutes les lois de la Torah et des
alertes lancées par les prophètes.
Lévitique 19. 15
« Tu ne commettras point d’injustice dans tes jugements : tu ne
feras point acception de la personne du pauvre, et tu ne
favoriseras point la personne du grand ; mais tu jugeras ton
prochain selon la justice. »
Deutéronome 1. 16-17
« Je leur prescrivis, en ce temps-là, de rendre la justice sans
partialité, et d’écouter indifféremment le petit et le grand. Vous ne
craindrez aucun homme ; car le jugement est à Dieu. »
Jérémie 7. 5-7
« Si vous améliorez vraiment vos voies et vos actions, si vous
pratiquez la justice entre un homme et son prochain, si vous n’opprimez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve, si vous ne versez
pas le sang innocent… alors je vous ferai habiter en ce lieu. »
Amos 2. 6-7
« Ainsi parle l’Éternel : À cause de trois crimes de Israël, et même
de quatre, je ne révoquerai pas mon arrêt… Ils vendent le juste
pour de l’argent, et le pauvre pour une paire de sandales. Ils
foulent à terre la tête des faibles, et ils détournent la route des
humbles. »
Sophonie 3. 1-5
« Malheur à la ville rebelle et souillée, à la ville oppressive ! Elle n’a
pas écouté la voix, elle n’a pas accepté la correction… Ses juges
sont des loups du soir qui ne laissent rien pour le matin. »
Pour Pierre :
Ce qu’ont dit les deux servantes et les autres était vrai.
Renforce la crédibilité de la résurrection
Pierre capitule devant deux servantes : c’est un point d’appui qui
crédibilise la résurrection de Jésus.
En effet, ici, Pierre n’arrive pas à affirmer qu’il est un disciple de
Jésus.
Après, c’est devant des milliers de personnes qu’il fera des
discours. Il sera arrêté, torturé, et rien ne l’arrêtera.
On ne fait pas cela, on ne subit pas cela pour un fake, un bobard.
La différence, c’est qu’il avait rencontré Le Ressuscité.
Au final : rien à voir entre les deux
Il y a un fossé entre les fausses accusations contre Jésus et les
constatations réelles qui concernent Pierre.
Pour se défendre de ces accusations
Pour Jésus :
Il ne répond pas à la calomnie.
Esaïe 53. 7
Il a été maltraité, il s’est humilié
et n’a pas ouvert la bouche.
Pareil à un agneau qu’on mène à l’abattoir,
à une brebis muette/ devant ceux qui la tondent,
il n’a pas ouvert la bouche.
Pour Pierre :
Il ment la première fois.
Il ment et prête serment la seconde fois.
Il ment, fait des imprécations et jure.
Un gouffre entre les deux attitudes
Énorme différence entre l’Homme-Dieu (Jésus) et Pierre, qui, avec toute
la bonne volonté, montre que, quand l’homme déchu est coincé, il a
beaucoup de peine à assumer.
Dès Genèse, chapitre 3, lors de l’entrée du péché, nous trouvons
cette logique.
Quand la réalité éclate
Pour Jésus :
C’est Lui qui donne, contrôle le motif que les religieux utiliseront comme
accusation, en disant simplement la réalité.
Mais ce qui est hyper intéressant, c’est que Jésus attend que ce soit le
grand-prêtre (la plus haute autorité en la matière) qui demande sous
serment Sa réelle identité.
C’est l’acte officiel le plus important qui puisse y avoir en ce temps-là,
sur le plan spirituel.
C’est le point culminant de la révélation de Jésus comme le Messie et
Fils de Dieu dans toute l’ampleur de Sa mission.
Pour Pierre :
Quand le coq chante, cela lui rappelle que sa défaillance avait été
annoncée à l’avance.
Conséquence
Pour Jésus :
On Lui crache dessus, on Le frappe, on Le gifle, on Le dénigre.
Tout comme en Genèse 3 , ce n’est pas uniquement le rejet de Jésus,
c’est aussi celui de Dieu.
Jean 15. 24-25
24 Si je n’avais pas fait parmi eux des œuvres qu’aucun autre n’a faites,
ils ne seraient pas coupables, mais maintenant ils les ont vues et ils
nous ont détestés, moi et mon Père.
25 C’est ainsi que s’accomplit la parole écrite dans leur loi : Ils m’ont
détesté sans raison.
Pour Pierre :
Pleurs + amertume.
Conclusion
Seul un homme parfait, divin, pouvait vivre ce qu’Il a traversé, tout en
gardant le contrôle, le timing de ce qui se passait (et en en connaissant
les conséquences).
Deuxième comparaison :
Attitudes de Judas et de Pierre face à leurs fautes
La repentance élève, le remords détruit.
Les deux sont en faute et en prennent conscience.
Pour Pierre
C’est au moment où le coq chante qu’il se souvient que Jésus l’avait
annoncé, prédit. L’Évangile de Luc nous indique aussi que, juste après
que le coq ait chanté, Jésus et Pierre se croisent du regard.
Luc 22. 60-62
Immédiatement, alors qu’il parlait encore, un coq chanta. 61 Le
Seigneur se retourna et regarda Pierre. Pierre se souvint alors de
ce que le Seigneur lui avait dit : « Avant que le coq chante
[aujourd’hui], tu me renieras trois fois. » 62 Il sortit et pleura
amèrement.
Matthieu 27
1 Le matin venu, tous les chefs des prêtres et les anciens du
peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir.
2 Après l’avoir attaché,
ils l’emmenèrent et le livrèrent à [Ponce] Pilate, le gouverneur.
[…]
4 en disant :
« J’ai péché en faisant arrêter un innocent. »
Réaction
Pour Pierre :
Amertume.
Pour Judas :
Le remords, c’est-à-dire consterné par les conséquences de son péché,
de ses actes.
Mais cela pointe sur les conséquences (il va rendre les pièces), pas sur
la source, et surtout pas vers le tort fait à Dieu.
« J’ai mal à moi pour ce que j’ai fait aux autres. J’ai mal par rapport aux
conséquences. Mais Dieu est oublié. »
Que vont être les suites ?
Face à l’amertume de Caïn, L’Éternel l’avait encouragé à :
Genèse 4. 6-7
L’Éternel dit à Caïn :
« Pourquoi es-tu irrité et pourquoi arbores-tu un air sombre ?
Certainement, si tu agis bien, tu te relèveras. Si en revanche tu agis
mal, le péché est couché à la porte et ses désirs se portent vers toi,
mais c’est à toi de dominer sur lui. »
2 Corinthiens 7. 10
10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit
au salut et que l’on ne regrette jamais, tandis que la tristesse du monde
produit la mort.
La suite
Pour Judas :
Malheureusement, nous connaissons la suite. L’ennemi a continué à
enfermer Judas dans la séduction qui lui montrait comme unique sortie
le suicide. Le meurtre de sa vie. Évidemment, ce type de fin n’est jamais
dans la pensée de Dieu.
Le 6ᵉ commandement du Décalogue « Tu ne commettras pas de
meurtre » (Exode 20.13 et Deutéronome 5.17 ) ne concerne pas
uniquement le prochain, mais nous-mêmes aussi.
Petite précision d’actualité pour nous en Suisse, où 2,5 % des
décès se font par suicide assisté.
Pour Pierre :
Comment va réagir Pierre ? Quand il va recroiser Jésus à la suite de Sa
résurrection ? Nous en avons le détail dans l’Évangile de Jean. Pierre
avait en tout cas déjà vu Jésus deux fois, mais en groupe. Là, il va y
avoir l’occasion d’une rencontre plus personnelle et aussi en petit
comité.
Jean 21. 1-19
1 Après cela, Jésus se montra encore aux disciples sur les rives du lac
de Tibériade. Voici de quelle manière il se montra.
2 Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, qui venait de Cana
en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples de Jésus se
trouvaient ensemble.
3 Simon Pierre leur dit :
« Je vais pêcher. »
Ils lui dirent :
« Nous allons aussi avec toi. »
Ils sortirent et montèrent [aussitôt] dans une barque, mais cette nuit-là
ils ne prirent rien.
4 Le matin venu,
Jésus se trouva sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
5 Il leur dit :
« Les enfants, n’avez-vous rien à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
6 Il leur dit :
« Jetez le filet du côté droit de la barque et vous trouverez. »
Ils le jetèrent donc et ils ne parvinrent plus à le retirer, tant il y avait de
poissons.
7 Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur,
Simon Pierre remit son vêtement et sa ceinture, car il s’était déshabillé,
et se jeta dans le lac.
Il ne s’est pas caché.
Il est allé vers son Seigneur
8 Les autres disciples vinrent avec la barque en tirant le filet plein de
poissons, car ils n’étaient pas loin de la rive, à une centaine de mètres.
9 Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là un feu de braises avec
du poisson dessus et du pain. 10 Jésus leur dit :
« Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. »
11 Simon Pierre monta dans la barque et tira le filet plein de 153 gros
poissons à terre ; malgré leur grand nombre, le filet ne se déchira pas.
12 Jésus leur dit :
« Venez manger ! » Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? » car ils savaient que c’était le Seigneur.
13 Jésus s’approcha, prit le pain et leur en donna ; il fit de même avec le
poisson.
14 C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples
depuis qu’il était ressuscité.
15 Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre :
« Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? »
Il lui répondit :
« Oui, Seigneur, tu sais que j’ai de l’amour pour toi. »
Jésus lui dit : « Nourris mes agneaux. »
16 Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? »
Pierre lui répondit :
« Oui, Seigneur, tu sais que j’ai de l’amour pour toi. »
Jésus lui dit :
« Prends soin de mes brebis. »
17 Il lui dit, la troisième fois :
« Simon, fils de Jonas, as-tu de l’amour pour moi ? »
Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit, la troisième fois :
« As-tu de l’amour pour moi ? »
et il lui répondit :
« Seigneur, tu sais tout, tu sais que j’ai de l’amour pour toi. »
Jésus lui dit : « Nourris mes brebis.
18 En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu mettais
toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais ;
mais quand tu seras vieux, tu tendras les mains et c’est un autre qui
attachera ta ceinture et te conduira où tu ne voudras pas. »
19 Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre révélerait la gloire de
Dieu.
Puis il lui dit : « Suis-moi. »
Vous voyez, la démarche a été tout à fait inverse par rapport à Judas.
Pierre est allé vers Jésus. Dans ce processus, la réconciliation avec
Jésus a eu lieu, et de nouvelles perspectives lui ont été données.
1) Qu’est-ce que j’apprends de Dieu, de Jésus ?
1) Qu’est-ce que j’apprends de Dieu, de Jésus ?
Jésus démontre une nouvelle fois qu’Il est Homme et Dieu.
Il dit clairement que c’est le Messie, le Fils de Dieu, siégeant à côté du
Père.
Il donne Sa vie (on ne La Lui prend pas).
Il contrôle tout ce qui se passe (timing de la déclaration de Son identité
+ regard avec Pierre).
Donner Sa vie voulait déjà dire dans ce texte : être l’objet de
nombreuses calomnies, se faire bassement rudoyer.
Il reviendra puissamment.
2) Qu’est-ce que j’apprends des hommes, de moi ?
Aucun homme à la hauteur de Jésus.
Aucun homme ne pouvait faire ce que Dieu demandait et qu’a accompli
Jésus.
Le cercle politico-religieux n’avait pas la capacité de lâcher leurs
acquis.
Pour un motif que nous ne connaissons pas, Judas, un disciple qui
a vu Jésus pendant 3 ans en direct live, n’a pas été en mesure de
faire honnêtement la part des choses entre la réalité tangible en
Jésus et ce qu’il y avait dans sa tête.
Le plus déterminé des disciples, Pierre, n’a pu assumer ses prises
de position.
Celui qui est allé au plus près, Jean, n’a pas influé sur le cours des
choses.
Repentance ou remords ?
Quand nous sommes face à notre péché, nous avons le choix.
Repentance
Du relèvement par la repentance, qui pointe vers Dieu, parce que notre
attitude, ce que nous avons fait, a affecté Dieu que nous devions
représenter.
Remords
De l’enfermement personnel par le remords, où nous avons honte pour
notre réputation ou pour les conséquences de nos actes.
Aucune issue valable dans cette démarche, auto-justification : on se
défausse sur les autres, « C’est eux le problème ! » ;
ou, parce que la prise de conscience nous submerge, on se saborde.
2 Corinthiens 7. 10
10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance qui conduit au salut et que l’on ne regrette jamais,
tandis que la tristesse du monde produit la mort.
La repentance n’est pas un effaceur, un joker pour les
conséquences de nos actes.
La repentance n’enlève pas les conséquences terrestres.
Si Dieu est grâce, Il est aussi juste.
David, repentant suite à son adultère et meurtre, sera pardonné,
mais il y aura des conséquences.
Pierre, réconcilié avec Jésus, qui le missionne, aura aussi des
conséquences sur sa fin de vie.
La repentance n’est pas l’oubliette magique des dégâts humains qu’il
faut aussi régler si c’est possible, mais c’est le chemin du relèvement
pour la suite.
La différence entre la repentance et le remords, c’est que c’est une plaie
ouverte qui :
cicatrise par la repentance (mais il restera la cicatrice),
ou qui, par le remords, gangrène.
Tous les types de meurtres
La Bible est contre le meurtre.
Exode 20. 13
Tu ne commettras pas de meurtre.
Repris dans le Nouveau Testament par Jésus et les apôtres :
Matthieu 5.21-22
Matthieu 19.18
Marc 10.19
Luc 18.20
Romains 13.9
Jacques 2.11
Verser le sang innocent en temps de paix (1 Rois 2.5-6 ).
Que ce soit pour notre prochain comme pour nous-mêmes.
Le suicide assisté n’est même pas dans le domaine du possible dans
nos pensées si nous sommes disciples de Jésus.
Matthieu 22. 37-40
Jésus lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme
et de toute ta pensée. C’est le premier commandement et le plus grand.
(D’où la repentance)
Et voici le deuxième, qui lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux
commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » (D’où pas de
meurtre pour l’un comme pour l’autre)
3) Qu’est-ce que cela m’invite à faire ?
Y a-t-il un des sujets abordés aujourd’hui qui m’invite à être actif cette
semaine ?
4) Qu’est-ce que cela m’invite à transmettre ?
Y a-t-il un sujet évoqué aujourd’hui qui soit quelque chose que je
pourrais communiquer à quelqu’un ?
