Matthieu #49 : Arrestation de Jésus Lâché de tous
prédication Évangile selon Matthieu 26 : Patrice Berger, 2026_05_03, église AB Lausanne : infos/plan du culte
Matthieu #49 : Arrestation de Jésus Lâché de tous
Résumé : Matthieu #49 : Arrestation de Jésus Lâché de tous Point sur notre lecture de l’Évangile de MatthieuNous lisons l’Évangile de Matthieu depuis plusieurs semaines, et nousarrivons à l’arrestation de Jésus. Texte bibliqueMatthieu 26. 36-5636 Là-dessus, Jésus se rendit avec eux dans un endroit appeléGethsémané et il dit aux disciples :« Asseyez-vous [ici] pendant que je m’éloignerai pour […]
Point sur notre lecture de l’Évangile de Matthieu
Nous lisons l’Évangile de Matthieu depuis plusieurs semaines, et nous
arrivons à l’arrestation de Jésus.
Texte biblique
Matthieu 26. 36-56
36 Là-dessus, Jésus se rendit avec eux dans un endroit appelé
Gethsémané et il dit aux disciples :
« Asseyez-vous [ici] pendant que je m’éloignerai pour prier. »
37 Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée et
il commença à être saisi de tristesse et d’angoisse. 38 Il leur dit alors :
« Mon âme est triste à en mourir.
Restez ici, éveillés avec moi. »
39 Puis il avança de quelques pas, se jeta le visage contre terre et fit
cette prière :
« Mon Père, si cela est possible, que cette coupe s’éloigne de moi !
Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. »
40 Il revint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et dit à Pierre :
« Vous n’avez donc pas pu rester éveillés une seule heure avec moi ! 41
Restez vigilants et priez pour ne pas céder à la tentation.
L’esprit est bien disposé,
mais par nature l’homme est faible. »
42 Il s’éloigna une deuxième fois et fit cette prière :
« Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne [de moi]
sans que je la boive,
que ta volonté soit faite ! »
43 Il revint et les trouva encore endormis, car ils avaient les paupières
lourdes.
44 Il les quitta, s’éloigna de nouveau et pria pour la troisième fois,
répétant les mêmes paroles.
45 Puis il revint vers ses disciples et leur dit :
« Vous dormez maintenant et vous vous reposez !
Voici, l’heure est proche et le Fils de l’homme est livré entre les mains
des pécheurs.
46 Levez-vous, allons-y !
Celui qui me trahit s’approche. »
47 Il parlait encore quand Judas,
l’un des douze, arriva avec une foule nombreuse armée d’épées et de
bâtons, envoyée par les chefs des prêtres et par les anciens du peuple.
48 Celui qui le trahissait leur avait donné ce signe :
« L’homme auquel je donnerai un baiser, c’est lui. Arrêtez-le ! »
49 Aussitôt, il s’approcha de Jésus en disant :
« Salut, maître ! », et il l’embrassa.
50 Jésus lui dit :
« Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. »
Alors ces gens s’avancèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.
51 Un de ceux qui étaient avec Jésus mit la main sur son épée et la tira ;
il frappa le serviteur du grand-prêtre et lui emporta l’oreille.
52 Alors Jésus lui dit :
« Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l’épée
mourront par l’épée.
53 Penses-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père, qui me
donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ?
54 Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles cela
doit se passer ainsi ? »
55 À ce moment, Jésus dit à la foule :
« Vous êtes venus vous emparer de moi avec des épées et des bâtons,
comme pour un brigand.
J’étais tous les jours assis [parmi vous], enseignant dans le temple, et
vous ne m’avez pas arrêté.
56 Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes soient
accomplis. »
Alors tous les disciples l’abandonnèrent et prirent la fuite.
Quelques remarques de compréhension sur le texte
Tentation
Le sens est proche d’« épreuve ».
Vécu avec Dieu : c’est une épreuve que l’on réussit.
Vécu sans Lui : c’est l’inverse, et cela prend le sens de tentation
spirituelle.
La délégation politico-religieuse
La délégation qui vient arrêter Jésus est constituée de personnes
envoyées par les cercles religieux et politiques.
Plus loin dans l’Évangile, nous verrons que ce sont aussi la force
militaire romaine et la « police » juive du temple, la justice juive et la
justice romaine qui sont impliquées dans l’arrestation et la
condamnation de Jésus.
Puis, il y a la foule et, enfin, un crucifié : d’autres insultes attendent
Jésus en croix.
Tout ce que peut représenter l’humanité en cet endroit se ligue contre
Jésus, comme pour nous indiquer que c’est toute l’humanité qui Le
rejette.
Lors du baiser de Judas
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais cela souligne ce que nous
remarquions la dernière fois avec Judas.
Au moment de l’arrestation de Jésus, il Le salue en Lui disant « Maître »
et non « Seigneur », comme les autres disciples.
La réponse de Jésus : « Mon ami… ».
Les légions d’anges
Jésus dit qu’Il aurait pu faire appel à plus de 12 légions d’anges.
Ce n’est pas la première fois que cette idée rôde autour de Jésus : faire
appel aux anges pour protéger Sa vie dans l’épreuve.
Deuxième tentation du diable
Pendant la deuxième tentation du diable vis-à-vis de Jésus :
Matthieu 4. 5-7
5 Le diable le transporta alors dans la ville sainte, le plaça au sommet
du temple 6 et lui dit :
« Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas !
En effet, il est écrit :
Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet et ils te porteront sur les
mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
7 Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne provoqueras pas le Seigneur,
ton Dieu. »
Jésus n’entre pas en matière. Et finalement après cela les anges Le
servent.
Matthieu 4. 11
11 Alors le diable le laissa.
Et voici que des anges s’approchèrent de Jésus et le servirent.
Au moment de l’arrestation
Ici aussi, Jésus n’entre pas dans la possibilité de Se protéger via des
anges.
Il n’a aucune hésitation entre faire la volonté de Dieu ou protéger Sa vie
avec plus de 12 légions d’anges (Matthieu 26.53 ).
Et finalement, des anges sont présents au moment de la résurrection :
Matthieu 28. 2-4
2 Soudain, il y eut un grand tremblement de terre, car un ange du
Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre [de devant l’ouverture] et
s’assit dessus. 3 Il avait l’aspect de l’éclair et son vêtement était blanc
comme la neige.
4 Les gardes tremblèrent de peur et devinrent comme morts, 5 mais
l’ange prit la parole et dit aux femmes
Au lieu de prendre des raccourcis, avoir tout, tout de suite.
Dieu sait le donner au bon moment.
Points pour l’édification
J’avais dans l’idée d’aborder trois sujets à la suite de cette lecture :
ce texte interroge sur l’emploi des armes par les disciples de Jésus ;
il est aussi très inspirant pour notre vie de prière ;
et il est essentiel sur le plan du salut.
Objection de conscience
Quand Jésus dit :
Matthieu 26. 56
« Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l’épée
mourront par l’épée.
Toutes les utilisations d’armes ?
Est-ce une référence au non-emploi des armes en toutes circonstances
? Ou cible-t-Il un cadre particulier ?
Pourquoi cette question ?
Peut-être que ce type de questions peut nous paraître saugrenu ?
Hyper d’actualité aux États-Unis
Si nous étions aux États-Unis, la question serait d’importance, car il y a
plus d’armes légères en circulation que d’habitants :
environ 393 millions d’armes à feu pour une population d’environ
349 millions d’habitants en 2026.
Et le 2ᵉ amendement donne la possibilité de se défendre par les armes :
« Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un
État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes
ne sera pas transgressé. »
Aussi d’actualité pour nous en Suisse
Chez nous, en Suisse, notre armée de milice permet d’avoir l’arme du
service militaire à la maison.
Pousse-t-elle à l’objection de conscience ?
Est-ce que ce verset remettrait en cause la participation au service
militaire armé ?
Est-ce que ce verset encourage le fait d’être objecteur de conscience ?
Dans quel contexte ?
Mais est-ce que
Matthieu 26. 56
« Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l’épée
mourront par l’épée.
amènerait de l’eau à notre moulin ?
La première observation à faire est de bien regarder dans quel cadre,
quel contexte, Jésus le dit.
Le sujet : défense de la foi / les armes
Y a-t-il question de guerre ? Pas du tout.
Il est plutôt question de se défendre pour son positionnement spirituel.
Pierre ne voulait pas que l’on arrête Jésus.
Pas de défense de la foi par les armes
Ce que Jésus dit clairement, c’est que les disciples, le peuple de Dieu,
n’ont pas à prendre les armes pour se défendre dans ce cadre-là.
Cette logique se nourrit d’elle-même et emportera ceux qui y ont
recours.
Différent par rapport à l’Ancien Testament
Il y a une rupture par rapport à l’Ancien Testament, où Dieu S’est révélé
au travers du peuple d’Israël avec toute la dimension géopolitique
(invasion, défense, etc.) de sainteté (mis à part dans le pays lui-même :
conséquences, éradication de tous les autres cultes, réforme, pas
d’autres nations).
Le peuple de Dieu actuel (depuis l’œuvre de Jésus) : les personnes qui
reconnaissent Jésus comme leur Seigneur et Sauveur ne défendent pas
la foi par les armes.
Mauvais exemples dans l’histoire
L’histoire nous a malheureusement montré que la foi a été
instrumentalisée, un prétexte pour des ambitions de pouvoir et
territoriales ou pour s’en défaire.
Vous savez les dégâts que cela a faits dans les guerres de religion, rien
qu’en Europe ou via les croisades.
Mais cela n’a rien à voir avec la foi de disciple en Jésus que montrent
les Évangiles.
Des dérives : commence par la foi, finit par les armes
Il est malheureusement aussi arrivé que des mouvements de vraie foi
en Jésus aient pris l’option de prendre les armes pour se défendre.
Ils ont fini tragiquement sur le champ de bataille.
Ulrich Zwingli : il a été tué lors de la deuxième guerre de Kappel, le
11 octobre 1531, en combattant pour la cause protestante contre
les cantons catholiques suisses.
Les Camisards : ils étaient des protestants huguenots des
Cévennes qui se sont soulevés contre la persécution religieuse
après la révocation de l’édit de Nantes en 1685. Leur révolte,
connue sous le nom de guerre des Camisards (1702-1704), a
commencé par des victoires surprises contre les troupes royales,
grâce à leur connaissance du terrain et à des tactiques de guérilla.
Cependant, après quelques succès initiaux, les Camisards ont
finalement été écrasés par les forces royales françaises, mieux
organisées et plus nombreuses.
Pas de défense de la vraie foi par les armes
La vraie foi en Jésus n’avance pas par les armes.
La foi en Jésus ne se défend pas par les armes.
Jésus pourrait Se défendre tout seul
Ce n’est pas de notre ressort.
Jésus a les moyens d’intervenir si besoin.
Au moment de Son arrestation, Il avait toute capacité de Se défendre
bien mieux que les hommes (référence aux plus de 12 légions d’anges).
Pas un appui direct dans ce texte à l’objection de conscience
Ce verset n’est pas un appui direct à l’objection de conscience pour ne
pas porter les armes et à avoir une attitude pacifiste vis-à-vis de l’armée.
D’autres textes pourraient aller en ce sens.
Des frères et sœurs font des carrières militaires
Pour autant, nous avons des frères dans la foi qui sont militaires, et
c’est bien qu’il y ait aussi le sel de la terre dans ce milieu.
Précieux pour la prière
Pourquoi Jésus prie ?
Les circonstances ne vont pas changer.
Il est d’ailleurs venu dans le monde pour ce moment.
C’est écrit depuis des siècles, comme Il l’a rappelé aux disciples et aux
personnes qui viennent L’arrêter.
Il a déjà dit aux disciples qu’Il allait être arrêté et mis à mort
(Matthieu 26.31-32 ).
Il sait que la troupe arrive avec Judas (Matthieu 26.46 ).
Suite à l’arrestation, deux fois Jésus dit que c’est pour que les
Écritures s’accomplissent :
une fois de plus aux disciples (Matthieu 26.54 ) ;
à ceux qui viennent L’arrêter (Matthieu 26.56 ).
C’est Lui qui est à l’initiative.
Il va au-devant de la troupe qui vient L’arrêter.
Il ne se fait pas surprendre par les événements (Matthieu 26.46 ) :
« Levez-vous, allons-y ! Celui qui me trahit s’approche. »
Quelle utilité ?
À quoi sert cette réunion de prière, si cela ne va pas changer ?
C’est très intéressant : ce moment est un temps de veille (Matthieu
26.38).
Parce qu’Il est chamboulé
Face à Son martyr, à Sa mort, au poids du péché de l’humanité, Jésus
est dans l’angoisse et la tristesse (Matthieu 26.37-38 ).
Parce que la mission est extrême.
Le début de Ses prières, où Il pose l’hypothèse que la coupe s’éloigne
(Matthieu 26.39 , 42, 44).
Jésus ne se dérobe pas.
Jésus n’avait pas l’intention de se soustraire, mais Son humanité ne
pouvait affronter cette épreuve « la fleur au fusil ».
Ce temps de prière, de veille a permis à Jésus d’entrer dans l’étape qui
allait de l’arrestation jusqu’à Sa mort sur la croix.
Il porte dans la prière ce qu’Il ressent, Ses hypothèses face à la volonté
de Dieu.
Pas notre volonté, mais la Sienne
C’est très intéressant, parce que nous avons tendance à porter nos
ressentis, ce que nous pensons juste, pour que Dieu les exauce.
En somme, que Dieu exauce notre volonté, que Dieu s’aligne à notre
volonté.
La réponse de Dieu
La réponse de Dieu n’a pas permis à Jésus de se soustraire.
Imaginez, si cela avait été le cas : l’ennemi aurait triomphé, et
nous serions à jamais sans solution définitive pour le péché.
Mais la volonté de Dieu, ce qu’Il avait en vue, était autre chose : oui, la
mort, mais aussi la résurrection. Le Fils triomphant de l’Apocalypse 1 .
Différence : Jésus savait les choses à l’avance
La différence avec nous, c’est que Jésus savait les choses à l’avance.
Nous, il n’en est habituellement pas de même.
Dieu peut toujours nous révéler des choses à l’avance, pourquoi
pas…
Mais dans notre quotidien, nous nous adressons à Dieu alors que Dieu
sait ce qu’Il va faire.
Notre objectif de prière est le même
Il veut faire le même chemin avec nous, que Jésus dévoile ici :
que notre volonté s’aligne avec la Sienne ;
que nous soyons prêts à en découvrir le contenu ;
que Sa paix nous accompagne ;
que notre confiance et notre dépendance de Dieu soient renforcées.
Pour que nos pensées, nos réflexions, se mettent au diapason de la
volonté de Dieu. Pour que nous entrions dans la volonté de Dieu.
Une vraie et franche discussion
La prière n’est pas aseptisée, dans la contrition, dans le fatalisme, le
mektoub, ou le karma. Jésus expose ce qu’Il ressent, l’hypothèse. Il y
avait une forte intensité.
Un médecin, Luc, décrit que Sa tension artérielle était si forte que
des grumeaux de sang perlaient de Son front (Luc 22.44 ).
Assisté de Son Esprit
Ce qu’il y a de beau, c’est que Dieu nous assiste de Son Esprit pour que
nos pensées, nos prières rejoignent Sa volonté.
Pas comme si nous étions en laisse, mais en nous invitant pour que
nous, nous y allions volontairement.
Notre plus belle réponse d’amour
Entrer volontairement dans la volonté de Dieu. Manifester notre
confiance. C’est notre réponse d’amour.
Les bienfaits de la prière qui recherche la volonté de Dieu
Finalement, la prière qui cherche la volonté de Dieu est l’occasion : de
goûter à Sa paix, parce que nous renouvelons notre confiance en Lui ;
en considérant notre totale dépendance en Lui (bon et capable de
conduire les choses parfaitement) ; et en Lui réitérant notre amour.
Des demandes qui concordent avec la volonté de Dieu
Et le travail de l’Esprit nous pousse à exprimer des choses que Dieu
veut faire, qu’Il a en réserve, qu’Il veut nous faire découvrir, dans Son
timing.
Le doute que génèrent les prières où Dieu doit exaucer nos
demandes
Ça change des prières en liste de courses pour que Dieu exauce nos
supers idées, qui sont si géniales que Dieu n’aurait pas dû y penser.
Évidemment, dans ce type d’attitude, nous ne sommes pas prêts aux
réponses.
Et notre entêtement ne fera que naître le doute.
Lui seul pouvait vivre cela
L’HOMME NE PEUT Y ARRIVER
Les bonnes intentions ne suffisent pas
Le texte du jour nous montre que, même avec toute la bonne volonté du
monde et l’amour réel et sincère pour Jésus, l’homme n’y arrive pas.
Matthieu 26. 41
L’esprit est bien disposé, mais par nature l’homme est faible. »
Seul un homme parfait pouvait vivre cela.
Abandonné de tous
Pierre est super chaud (Matthieu 26.35 ).
Pourtant, Pierre n’arrive pas à s’associer dans la veille par la prière pour
porter son Seigneur (Matthieu 26.40 ).
Pierre fait quelque chose de décalé : il prend son épée et frappe le
serviteur du souverain sacrificateur (Matthieu 26.50 + Jean 18.10 ).
Finalement, Pierre et les dix autres disciples s’enfuient.
Face à une impossibilité
Le sens du triple reniement de Pierre va peut-être dans ce sens.
Avec la meilleure volonté du monde, le disciple ne peut pas suivre
Jésus.
Avec la meilleure volonté du monde, le disciple ne peut pas suivre seul
Jésus.
Il lui faut une aide.
L’Esprit de Dieu nous aide depuis Sa mort et Sa résurrection, Son
ascension
Jean 14. 16-17
« Quant à moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur
afin qu’il reste éternellement avec vous : l’Esprit de la vérité,»
Jean 14. 26
« l’Esprit saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes
choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.»
Jean 16. 13
« Quand le défenseur sera venu, l’Esprit de la vérité, il vous conduira
dans toute la vérité, »
SEUL UN HOMME PARFAIT POUVAIT LE FAIRE
Homme et Dieu
L’homme tout seul était incapable. Seul un homme parfait pouvait
accomplir ce moment, c’est-à-dire quelqu’un de complètement homme
et complètement Dieu : Jésus seul.
Un homme
À l’appui d’autres textes, nous voyons dans celui-ci toute Son humanité
: Sa tristesse, Son angoisse, Son hypothèse : « Si c’était possible que
cette coupe… »
Pas un esprit
Jésus n’est pas : un être spirituel, un hologramme, un double
numérique. Il est vraiment Homme.
C’est un vrai homme qui est allé en croix.
La représentation est réelle, concrète
C’est très important, parce que, comme Il est vraiment un homme, Il
peut représenter parfaitement l’humanité, et présenter valablement
l’humanité à Dieu. Le sacrifice de Jésus n’était pas celui d’un animal,
comme dans l’Ancien Testament, mais un homme présenté à Dieu.
Parfait : Dieu
Pour vivre ce moment, s’Il n’était pas en même temps Dieu, Il aurait
réagi avec le même type de réaction que les disciples :
il y aurait eu du sommeil au lieu de la veille intense dans la prière ;
il y aurait eu recours à l’autodéfense ;
Il aurait fait valoir Son droit.
Jésus aurait mobilisé les forces spirituelles (les anges) pour Se
défendre.
Matthieu 26. 41
L’esprit est bien disposé,
mais par chair l’homme est faible. »
(« chair » : notre nature affectée par le péché).
Au contraire, Il se cale sur la volonté de Dieu (ce qui veut dire Sa mort).
Nous voyons qu’Il sait que la troupe des personnes arrive. Il prend les
devants. Il nomme Judas « ami ». Toutes des réactions à l’inverse d’une
attitude humaine habituelle.
Œuvre de représentation parfaite
Nous allons chanter « À Toi la gloire » pour conclure.
Pensons particulièrement à ce que ce texte souligne :
Il nous a vraiment représentés, toute l’humanité réellement.
Et parfaitement.
Son sacrifice a tout son sens pour les hommes.
Son sacrifice a toute sa validité, complètement recevable par Dieu.
