Apocalypse #14: chapitres 21 et 22

Apocalypse #14: (chap 21) -Les nouveaux cieux, la nouvelle terre, la nouvelle Jérusalem

Prédication de Pierre Constant, 2022_05_15, église AB Lausanne-Renens

titre: Apocalypse #14: chapitres 21 et 22 , (écoutez/visualiser ci-dessus).

Résumé : Après les jugements, après la souffrance, les martyrs, la victoire totale contre le dragon, la bête et le faux prophète, après le dernier jugement, Jean se tourne enfin vers la félicité céleste, vers les nouveaux cieux et la nouvelle terre, la nouvelle Jérusalem, l’épouse de l’Agneau. Les chapitres 21 et 22 de l’Apocalypse forment un tout, et c’est dans cette optique qu’il nous faut les lire.
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Les nouveaux cieux, la nouvelle terre, la nouvelle Jérusalem

Introduction

Après les jugements, après la souffrance, les martyrs, la victoire totale contre le dragon, la bête et le faux prophète, après le dernier jugement, Jean se tourne enfin vers la félicité céleste, vers les nouveaux cieux et la nouvelle terre, la nouvelle Jérusalem, l’épouse de l’Agneau.

Les chapitres 21 et 22 de l’Apocalypse forment un tout, et c’est dans cette optique qu’il nous faut les lire, même si, faute de temps, nous ne pourrons traverser que le chapitre 21 aujourd’hui.

Si, comme je l’ai mentionné quelques fois, le sixième sceau, la sixième trompette et la septième coupe renvoient au jugement dernier, alors la félicité céleste a déjà été évoquée par Jean à quelques  reprises, notamment dans les passages suivants :

  • Tout juste après la septième trompette, en Apoc. 11.19 : « Le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance apparut dans son temple. »
  • Apoc. 19.6-9 , un passage qui annonce le festin des noces de l’Agneau

Les deux derniers chapitres de l’Apocalypse  concluent le livre, mais également toute la Bible. Jean fait converger dans ces quelques versets toute une série de termes et de thèmes qui remontent jusqu’à la Genèse, en passant par l’Exode, le Lévitique, le Deutéronome, les prophètes Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel , Joël et Zacharie. Ces chapitres fourmillent d’allusions vétérotestamentaires qui nous aident à comprendre comment notre Bible se tient ensemble, comment elle présente en réalité une seule grande histoire, celle du salut de Dieu envers Son peuple, comment Dieu est intervenu dans l’histoire pour sauver, délivrer, pardonner, et bénir pour toujours ceux et celles qu’Il a appelés à venir à Lui.

Nous pouvons donc diviser ce chapitre en trois parties :[1]

  • Ce qu’on y trouvera : les nouveaux cieux et la nouvelle terre, la nouvelle Jérusalem (21.1-8).
  • Ce que cela signifie : l’explication des symboles à Jean par l’ange (21.9-21).
  • Ce que l’on n’y trouvera pas (21.22-27).

1. Ce qu’on y trouvera : les nouveaux cieux et la nouvelle terre, la nouvelle Jérusalem (21.1-8)

a. Pour désigner ce nouvel univers, pour présenter ce qu’on trouvera de neuf, Jean emploie quatre métaphores ou quatre expressions. Ces quatre images renvoient toutes à la même réalité : le peuple de Dieu maintenant dans la présence éternelle de Dieu est présenté sous l’image :

  • d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre ;
  • de la ville sainte, la nouvelle Jérusalem ;
  • d’une épouse parée pour son époux ;
  • du tabernacle de Dieu.

Toutes ces expressions sont équivalentes les unes aux autres. Il ne s’agit pas de voir une épouse, dans le tabernacle, situé dans une ville, sur une nouvelle terre à l’intérieur d’un nouveau ciel. Ces métaphores ne s’imbriquent pas les unes dans les autres, mais elles se substituent l’une à l’autre. L’épouse est la nouvelle Jérusalem, qui est le tabernacle de Dieu, lui-même étant la nouvelle Jérusalem, c’est-à-dire, le nouveau ciel et la nouvelle terre. Ceci deviendra plus clair dans la suite, notamment aux vv. 9-21, où un des sept anges dit à Jean qu’il lui montrera l’épouse, la femme de l’Agneau (vv. 9-10a), et qui ensuite lui montre la ville, la nouvelle Jérusalem (vv. 10b-21).

Tout comme le lion de la tribu de Juda était lui-même l’Agneau, que les 144 000 constituaient la grande multitude que nul ne pouvait compter, tout comme les deux témoins étaient décrits comme étant les deux oliviers et les deux chandeliers, ici la nouvelle Jérusalem est elle-même l’épouse, là où Dieu habite (tabernacle), une nouvelle création tout entière (nouveau ciel et nouvelle terre). Ce mélange de métaphores est typique de la littérature apocalyptique, et tenter de les expliquer les unes par rapport aux autres ôte la richesse de ce que Jean cherche à évoquer, à savoir que ce qui attend les enfants de Dieu, le peuple de Dieu, ce sont quatre réalités :

  • La fin des souffrances, la fin de l’attente « jusques à quand ?, » la vue après la foi, la disparition de la mort et de tout ce qui l’accompagne (larmes, deuil, cri, douleur).
  • La présence même de Dieu, immédiate (non médiatisée), permanente et assurée pour l’éternité.
  • La relation avec Dieu sans pareille, celle de l’union d’une épouse avec son époux, intime, sécuritaire, entièrement satisfaisante.
  • La nouveauté totale, la fin complète de tout ce qui caractérisait le péché et ses méfaits, ce monde et ses attraits, ce monde et ses marais, ce monde et ses boulets.

b. Jean présente d’abord un nouveau ciel et une nouvelle terre (v. 1). Il précise que le premier ciel et la première terre avaient disparu, et que la mer n’était plus. Plusieurs échos à l’AT, de même qu’à certains textes du NT, se font entendre :

  • Dans Ésaïe 51.15-16 , à propos du retour de l’exil à Babylone, Dieu dit à Ésaïe : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui agite la mer et fait mugir les flots, l’Éternel des armées est son nom. Je mets mes paroles dans ta bouche, et je te couvre de l’ombre de ma main, pour étendre de nouveaux cieux et fonder une nouvelle terre, et pour dire à Sion : Tu es mon peuple ! »
  • Ésaïe 65.16 b-17 : « Les détresses passées seront oubliées, elles seront cachées à mes yeux. Car je crée de nouveaux cieux et une nouvelle terre ; on ne se rappellera plus les événements du début, ils ne remonteront plus à la pensée. » Ce texte parle encore une fois du retour de l’exil, et sert de toile de fond aux paroles de Jean.
  • Dans Ésaïe 66.22 , la promesse de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre sert de fondement à la promesse au retour d’Israël à Jérusalem.
  • On entend aussi un écho au Ps 102.26-28 : « Tu as autrefois fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains. Eux, ils périront, mais toi, tu subsisteras ; ils s’useront tous comme un vêtement ; tu les changeras comme un habit, et ils seront changés. Mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront pas » (texte cité dans Héb 1.10-12 ).

En fait, Jean emprunte à l’AT, notamment aux promesses d’Ésaïe, pour annoncer que, tout comme la promesse de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre pointaient vers une nouvelle Jérusalem, terrestre, au retour de l’exil, de même le Seigneur lui-même annonce la venue de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre, la nouvelle Jérusalem elle-même, comme nous le verrons dans la suite.

  • Enfin, 2 Pi 3.10-13 annonce la venue des nouveaux cieux et de la nouvelle terre (cette fois-ci, de réels nouveaux cieux et une nouvelle terre), là où la justice habitera.

On trouve aussi dans le NT, mais dans des termes différents, l’annonce d’un nouvel univers alors que le monde actuel soupire et souffre les douleurs de l’enfantement (Rom 8.19-22 ). Ce nouveau monde accueillera notre corps ressuscité et glorifié, notre être complètement régénéré.

Jean n’annonce donc rien de moins que la création d’un nouvel univers, remplaçant ce monde actuel. Il s’agit de cette cité céleste pointant à l’horizon du regard des patriarches, qui ont méprisé ce monde actuel et accepté ne pas recevoir un accomplissement terrestre des promesses divines, parce qu’ils désiraient un autre monde, meilleur, éternel (Hébreux 11 ).

c. Jean précise que, dans ce nouvel univers, la mer n’est plus. Pourquoi ce détail ?

Nous avons déjà noté que la mer, pour les Juifs, n’était pas quelque chose de calme, de serein, ou encore un appel à la liberté et à l’aventure. Non, la mer, avec ses marées incessantes, ses déferlements et son ressac, est plutôt synonyme de chaos, de danger. Déjà au chapitre quatre, nous avions noté la mer de cristal, qui rendait impossible tout accès au trône.

On lit également en Ésaïe 57.20 : « Les méchants sont comme la mer agitée, qui ne peut se calmer, et dont les eaux agitent la vase et le limon. Il n’y a pas de paix, dit mon Dieu, pour les méchants. » Contrairement à cette mer, jamais tranquille, jamais sereine près des rives, la nouvelle Jérusalem connaîtra la paix parfaite. »

d. Jean décrit ce nouvel univers, cette présence éternelle de Dieu avec son peuple, comme étant l’accomplissement  de plusieurs thèmes théologiques de l’AT, en faisant allusion à certains textes-clés, par exemple :

  • Lév. 26.9-12 : « Je me tournerai vers vous, je vous rendrai féconds, je vous multiplierai, et je maintiendrai mon alliance envers vous . . . . J’établirai ma demeure au milieu de vous . . . . Je marcherai au milieu de vous, pour être votre Dieu, et pour que vous soyez mon peuple. »
  • Jér. 31.1 : « Je serai Dieu pour toutes les familles d’Israël, et ils seront mon peuple. »
  • Ézéchiel 37.26-28 : « Je conclurai avec eux une alliance éternelle de paix, et il y aura une alliance éternelle avec eux ; je les établirai, je les multiplierai et j’établirai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours. Ma demeure sera parmi eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple, et les nations reconnaîtront que je suis l’Éternel qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera pour toujours au milieu d’eux. »

Ce sont là des paroles qui reprennent les termes de la promesse de Dieu à Abraham dans Genèse 12 , 13, 15, 17, et 22, répétées ensuite à Isaac, Jacob, répétées en Exode 6 , cristallisées dans la personne du roi d’Israël en 2 Samuel 7 (David et sa descendance), et maintes fois reprises par les prophètes.

Si certaines des promesses annoncées par les prophètes pointaient vers le retour d’exil, l’accomplissement de ces promesses demeura bien partiel, indiquant par là que l’accomplissement ultime était encore à venir. C’est ainsi que l’on peut lire dans le livre de Joël : « Vous reconnaîtrez que je suis l’Éternel, votre Dieu, qui demeure à Sion, ma sainte montagne, et les profanes n’y passeront plus » (Joël 4.17 ).

Est-ce par hasard que Paul écrit en 2 Cor. 6.16-18 : « Nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; Je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.  C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux ; et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et moi, je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant ». Toute la révélation de Dieu se dirige là où Jean nous conduit au chapitre 21 de l’Apocalypse. Plus que le règne de 1 000 ans, c’est le règne éternel de Dieu parmi les siens, c’est la présence de Dieu, éternelle, directe, apaisante et protectrice pour toujours.

e. Ce que Jean décrit, celui qui est assis sur le trône le redit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Apoc. 21.5 ). Dieu engage Sa propre personne, Lui, l’Alpha et l’Oméga (des titres qui avaient été employés par Jésus au chapitre 1). Ceci avait été son plan dès l’origine et il mène maintenant à terme sa volonté, en des termes rappelant ceux d’Ésaïe 55 : « Oh, vous tous qui avez soif, venez vers les eaux, même celui qui n’a point d’argent ! » et en guise d’annonce à ce qui sera dit plus loin : « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie gratuitement ! » (Apoc. 22.17 ).

On trouve ici une nouvelle fois deux groupes, et deux groupes seulement :

  • le peuple de Dieu (même le singulier du v. 7 peut s’entendre au sens collectif ; nous ne mènerons pas une existence individuelle, mais collective, dans la nouvelle Jérusalem) ;
  • l’autre peuple : lâches, incrédules, abominables, meurtriers, débauchés, magiciens, menteurs (ceux qui ne s’attachent pas à la vérité), leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre, la seconde mort. Notons que ce sont les personnes elles-mêmes qui sont jugées et condamnées, et pas seulement leurs péchés. Si Dieu a condamné le péché à la croix, ce sont des pécheurs (des gens, des personnes) qui sont « jetés dans l’étang de feu » (cf. 20.15).

2. Ce que cela signifie : l’explication des symboles à Jean par l’ange (21.9-21)

L’un des sept anges qui avait montré à Jean la grande prostituée (17.1) est peut-être le même que celui qui lui montre une autre femme : l’épouse, la femme de l’Agneau (21.9). Nous sommes encore en pleine métaphore ; l’ange ne lui présente pas l’épouse, la femme de l’époux, mais la femme de l’Agneau !

a. L’épouse est la nouvelle Jérusalem, comme nous l’avons indiqué précédemment. Elle a la gloire de Dieu. Elle possède un éclat (v. 11), des murailles, des portes et des fondements (vv. 12-14), dont le nombre évoque la totalité du peuple de Dieu (noms de douze tribus d’Israël, les noms des douze apôtres).

b. L’ange mesure les dimensions de la ville (vv. 15-17). En Apocalypse 11 , Jean avait reçu l’ordre de mesurer le temple (sans que les dimensions ne nous aient jamais été données). Ici, nous apprenons quelles sont les dimensions de la nouvelle Jérusalem : 12 000 stades (à 185 mètres au stade, on arrive à plus de 2 000 km). Plus importante que la longueur de ses côtés est sa forme : cubique !

Un seul autre endroit possède cette forme dans toute l’histoire de la révélation : le Saint des saints, ou le lieu très-saint, là où Dieu rencontrait, une fois l’an, le grand-prêtre. La présence de Dieu était très restreinte : une seule personne (le grand-prêtre), une seule fois l’an (le jour des expiations). Dans la Nouvelle Jérusalem, la présence de Dieu est partout.

Les 144 coudées de la muraille au v. 17 désignent probablement l’épaisseur de la muraille.

Les matériaux de la ville rappellent partiellement les pierres enchâssées dans le pectoral du grand-prêtre. On entend de nouveau parler de la muraille, des fondements, des portes. Même les fondements sont ornés de pierres précieuses ! Ceci nous rappelle la richesse de Salomon, mais maintenant poussée à l’exponentielle.

3. Ce que l’on n’y trouvera pas (21.22-27)

a. Pas de temple ! (v. 22). La raison est bien simple : si le temple signifiait la présence de Dieu, là où Dieu rencontrait Son peuple, maintenant, dans la Nouvelle Jérusalem, Dieu s’y trouve partout ! Et non seulement Dieu, mais aussi l’Agneau (une nouvelle allusion à la divinité de Jésus).

b. Pas de soleil ni de lune (v 23). On entend ici un écho de la promesse faite à la Jérusalem restaurée, une promesse prononcée aux temps d’Ésaïe : « Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour, ni la lune qui t’éclairera de sa lueur ; mais l’Éternel sera ta lumière à toujours. Ton soleil ne se couchera plus ; et ta lune ne se retirera plus, car l’Éternel sera ta lumière à toujours. . . Les jours de ton deuil seront terminés. Il n’y aura plus que des justes parmi ton peuple » (Ésaïe 60.18-20 ), une vérité reprise en Apoc. 21.27 .

S’il n’y a plus de soleil ni de lune dans la nouvelle Jérusalem, la raison en est bien simple : la gloire de Dieu l’éclaire (Apoc. 21.23 ), et l’Agneau est son flambeau. Notons cette insistance sur la personne de l’Agneau tout au long de ce chapitre. Jean nous parle de l’Agneau en mentionnant :

  • L’épouse, la femme de l’Agneau (v. 9).
  • Les douze apôtres de l’ Agneau (v. 14).
  • Le Seigneur Dieu Tout-Puissant est son temple, ainsi que l’ Agneau (v. 22).
  • L’ Agneau est son flambeau (v. 23).
  • Le livre de vie de l’Agneau (v. 27).

Dans cette nouvelle Jérusalem, on trouvera les nations et les rois de la terre y apportant leur gloire (autre manière de dire que l’Agneau a racheté pour Dieu son Père des gens de tout peuple, de toute langue, de toute tribu, de toute race).

c. Pas de nuit (v. 25), et ainsi nul besoin de fermer les portes pour se protéger (sans oublier qu’aucun ennemi ne pourra venir attaquer ce lieu, à la lumière de ce qui est dit au verset suivant).

d. Enfin, il n’y aura aucun pécheur (v. 27), c’est-à-dire rien de souillé, personne qui se livre à l’abomination et au mensonge. On n’y trouvera que la sainteté et la vérité. Seuls seront là ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau.

Conclusion :

La description se poursuit au chapitre 22, que nous étudierons la prochaine fois. Jean terminera avec des paroles de consolation, d’avertissement, et d’espérance certaine.


               [1] Divisions tirées du cours de D. A. Carson sur l’Apocalypse

Versets Clefs et Passage Biblique

Apocalypse 21 / Bible Segond21

1. Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n'existait plus.
2. Je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s'est faite belle pour son époux.
3. J'entendis une voix forte venant du ciel qui disait: «Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, [il sera leur Dieu].
4. Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.»
5. Celui qui était assis sur le trône dit: «Voici que je fais toutes choses nouvelles.» Il ajouta: «Ecris cela, car ces paroles sont dignes de confiance et vraies.»
6. Puis il me dit: «Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai à boire gratuitement de la source de l'eau de la vie.
7. Le vainqueur recevra cet héritage, je serai son Dieu et il sera mon fils.
8. Quant aux lâches, aux incrédules, [aux pécheurs,] aux abominables, aux meurtriers, à ceux qui vivent dans l'immoralité sexuelle, aux sorciers, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre. C'est la seconde mort.»
9. Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint m'adresser la parole et dit: «Viens, je te montrerai la femme, l'épouse de l'Agneau.»
10. Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne et me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu.
11. Elle rayonnait de la gloire de Dieu. Son éclat ressemblait à celui d'une pierre très précieuse, d'une pierre de jaspe transparente comme du cristal.
12. Elle était entourée d'une grande et haute muraille avec douze portes, et à ces portes douze anges; des noms y étaient inscrits: ceux des douze tribus d'Israël.
13. Il y avait à l'est trois portes, au nord trois portes, au sud trois portes et à l'ouest trois portes.
14. La muraille de la ville avait douze fondations qui portaient les noms des douze apôtres de l'Agneau.
15. Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d'or afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille.
16. La ville avait la forme d'un carré et sa longueur était égale à sa largeur. L'ange mesura la ville avec le roseau et trouva 2200 kilomètres; sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient égales.
17. Il mesura aussi la muraille et trouva 72 mètres, selon la mesure humaine qu'employait l'ange.
18. La muraille était construite en jaspe et la ville était en or pur, transparent comme du verre pur.
19. Les fondations de la muraille de la ville étaient ornées de pierres précieuses de toutes sortes: la première fondation était ornée de jaspe, la deuxième de saphir, la troisième de calcédoine, la quatrième d'émeraude,
20. la cinquième de sardoine, la sixième de cornaline, la septième de chrysolithe, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase, la onzième d'hyacinthe, la douzième d'améthyste.
21. Les douze portes étaient douze perles; chaque porte était faite d'une seule perle. La place de la ville était en or pur, comme du verre transparent.
22. Je ne vis pas de temple dans la ville, car le Seigneur, le Dieu tout-puissant, est son temple, ainsi que l'Agneau.
23. La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer, car la gloire de Dieu l'éclaire et l'Agneau est son flambeau.
24. Les nations marcheront à sa lumière et les rois de la terre y apporteront leur gloire.
25. Ses portes ne seront pas fermées de toute la journée, car il n'y aura plus de nuit.
26. On y apportera la gloire et l'honneur des nations.
27. Il n'entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à des pratiques abominables et au mensonge; il n'entrera que ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l'Agneau.

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