Matthieu #48 : La cène pour les débutants

Matthieu #48 : La cène pour les débutants

prédication Évangile selon Matthieu 26 : Patrice Berger, 2026_04_19, église AB Lausanne : infos/plan du culte

Matthieu #48 : La cène pour les débutants

Résumé : Matthieu #48 : La cène pour les débutants Le moment du repasD’après ce qu’on peut comprendre, le repas de la Pâque, à l’époque deJésus, était pris à deux moments différents, suivant le système de calculdes jours (quand on considérait qu’ils commençaient).Plus tôtIl y avait ceux qui la prenaient plus tôt (les Galiléens et les Pharisiens),et […]

Le moment du repas
D’après ce qu’on peut comprendre, le repas de la Pâque, à l’époque de
Jésus, était pris à deux moments différents, suivant le système de calcul
des jours (quand on considérait qu’ils commençaient).
Plus tôt
Il y avait ceux qui la prenaient plus tôt (les Galiléens et les Pharisiens),
et il semble que ce soit à ce moment-là que les disciples et Jésus l’ont
prise, ce qui concerne le texte que nous allons lire.
Plus tard
Il y avait ceux qui la prenaient plus tard (les Sadducéens). Et c’est
pendant cette préparation que Jésus a été crucifié.
Consignes énigmatiques
Dans l’Évangile de Matthieu, les consignes pour la préparation du repas
de la Pâque avec les disciples sont lapidaires.
Dans les Évangiles de Marc et Luc
(Marc 14.12-16 ; Luc 22.7-13 ),
on peut retrouver des récits qui se révèlent être dignes d’une mission
d’espionnage. En effet, Judas cherche un moment opportun pour livrer
Jésus. Signaler l’endroit à la cantonade où ils allaient se réunir aurait
permis l’arrestation de Jésus.
Jésus a encore un précieux enseignement à donner.
Il ne cherche pas à se dérober à la mission que le Père Lui a confiée, et
qui a, sur Sa trajectoire, la croix… Mais ce repas était capital pour
transmettre aux disciples des instructions qui nous rejoignent encore
aujourd’hui. En effet, c’est à l’occasion de ce dernier repas que Jésus
institue la Cène.
Comment ont réagi les premiers disciples ?
Nous allons donc nous nourrir précieusement de ce texte pour que notre
compréhension et notre perception de la Cène soient les plus bibliques
possible.
De plus, l’occasion de ce repas est très instructive sur l’attitude des
disciples.

Texte biblique
Matthieu 26.17-35
17 Le premier jour des pains sans levain, les disciples s’adressèrent à
Jésus pour lui dire : « Où veux-tu que nous te préparions le repas de la
Pâque ? »
18 Il répondit : « Allez à la ville chez un tel et vous lui direz : ‘Le maître
dit : Mon heure est proche. Je célébrerai la Pâque chez toi avec mes
disciples.’ »
19 Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné et préparèrent la
Pâque.
20 Le soir venu,
il se mit à table avec les douze.
21 Pendant qu’ils mangeaient, il dit :
« Je vous le dis en vérité, l’un de vous me trahira. »
22 Ils furent profondément attristés et chacun se mit à lui dire :
« Est-ce moi, Seigneur ? »
23 Il répondit :
« Celui qui a mis la main dans le plat avec moi, c’est celui qui me trahira.
24 Le Fils de l’homme s’en va, conformément à ce qui est écrit à son
sujet, mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est trahi !
Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne soit pas né. »
25 Judas, celui qui le trahissait, prit la parole et dit :
« Est-ce moi, maître ? »
Jésus lui répondit :
« Tu le dis. »
26 Pendant qu’ils mangeaient,
Jésus prit du pain et prononça la prière de bénédiction,
puis il le rompit et le donna aux disciples en disant :
« Prenez, mangez, ceci est mon corps. »
27 Il prit ensuite une coupe et remercia Dieu, puis il la leur donna en
disant : « Buvez-en tous, 28 car ceci est mon sang, le sang de la
[nouvelle] alliance, qui est versé pour beaucoup, pour le pardon des
péchés. 29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la
vigne, jusqu’au jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume
de mon Père. »


30 Après avoir chanté les psaumes, ils se rendirent au mont des
Oliviers.
31 Alors Jésus leur dit : « Vous trébucherez tous, cette nuit, à cause de
moi, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis du troupeau
seront dispersées. 32 Mais, après ma résurrection, je vous précéderai
en Galilée. »
33 Pierre prit la parole et lui dit : « Même si tous trébuchent à cause de
toi, ce ne sera jamais mon cas. »
34 Jésus lui dit : « Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le
coq chante, trois fois tu me renieras. »
35 Pierre lui répondit : « Même s’il me faut mourir avec toi, je ne te
renierai pas. » Et tous les disciples dirent la même chose.

Trahison et abandons
C’est terrible : ce repas, qui était un moment festif, d’adoration, de
souvenir, devient l’occasion de la mise en lumière de la trahison de l’un
des disciples et de l’abandon de tous les autres.
Judas
Avec Judas, ce qui est tragique, c’est que visiblement, tous les autres
n’y ont vu que du feu. Quand Jésus annonce qu’Il va être trahi, ils ne se
retournent pas tous vers Judas. Ils sont tous indignés, choqués, et
posent tous la même question : « Est-ce moi ? » Même Judas…
Malgré la main tendue de Jésus, Judas s’entête
Délibérément, c’est le choix de Judas de trahir Jésus en Le livrant aux
autorités religieuses et politiques.
Pourtant, Jésus le prévient.
Puis Jésus, en ayant dit cela, montre à Judas, par un geste fort, qu’il fait
partie de Ses disciples (pas de Ses ennemis, ni de l’ennemi). Ce geste
fort de communion, c’est de partager le plat du repas : « Celui qui a mis
la main dans le plat avec moi, c’est celui qui me trahira. »
Culturellement, cela montre que l’on est ensemble.
C’est après son entêtement et le refus de ces dernières mains tendues
par Jésus que les autres Évangiles (Luc et Jean) nous indiquent que
Satan est entré en lui.
Jusqu’au bout, Judas a eu l’occasion de faire marche arrière.

Grande différence entre « Seigneur » et « Rabbi »
Petit détail, qui n’en est pas un : tous les autres disciples appellent
Jésus : « Seigneur ». Judas, lui, L’’appelle : « Rabbi, maître ».


Pour lui, Jésus ne régnait pas dans sa vie ; c’était un enseignant
prodigieux, mais pas le Maître de sa vie.

Parabole de l’ivraie
La parabole de l’ivraie nous montre qu’avec le temps, on peut voir ceux
qui sont réellement attachés à Christ.
Hébreux
Les textes d’Hébreux 3 , 6 et 9, que certains essaient d’interpréter à tort
comme si l’on pouvait perdre le salut (comme si l’homme y avait la
moindre part), sont beaucoup plus compréhensibles, bibliques et
réalistes quand on considère qu’il est question de personnes comme
Judas (pas au même degré : il est le fils de perdition, chose qu’aucun
autre humain ne sera).
Il est passé crème parmi les autres disciples, alors que Jésus n’a jamais
été au cœur de sa vie. Il n’y avait pas d’attachement réel à Jésus.
Judas a vu un temps en Jésus quelqu’un qui rejoignait ses idées, alors
que c’est lui qui devait rejoindre Jésus.
C’est la différence entre un partisan – aimer les principes chrétiens, être
supporter de Jésus – et ce que Dieu veut – des disciples de Jésus.
Être au bénéfice du groupe ne fait pas de nous un disciple
C’est solennel, car nous pourrions nous illusionner en croyant qu’en
faisant partie d’un groupe de chrétiens, nous sommes attachés à Jésus.
Non, c’est une décision personnelle. Judas a bénéficié de l’onction qui
était sur le groupe. Il a distribué plusieurs fois des pains et des poissons
par centaines, qui se multipliaient tout seuls. Il a vu la résurrection de
Lazare. Judas a chassé des esprits impurs, guéri toutes maladies et
infirmités, quand Jésus a envoyé tous les disciples en mission deux à
deux (Matthieu 10.8 ). Et pourtant, Jésus n’était qu’un rabbi, Il n’était pas
son Seigneur…

Pierre reniera Jésus, les autres s’évaporeront dans la nature
Pierre est tout feu tout flamme. Quoi qu’il arrive à Jésus, Il pourra
compter sur Pierre, en mode « garde du corps indéfectible ». Et les dix
autres disent la même chose. Mais Jésus indique que le premier Le
reniera et que les autres s’enfuiront.
Contexte de la Cène
Voici le contexte de cette première Cène : Jésus sait qu’Il va être trahi,
renié, abandonné, diffamé, victime d’une erreur judiciaire et crucifié. Ce n’est pas hyper simple dans la tête de Jésus (et le temps de prière qui
suivra le prouve). Il y en a un, Judas, qui n’a en tête que de trouver le
bon créneau pour l’intervention des forces spéciales d’arrestation. Il
semble que Judas soit sorti avant l’institution de la Cène. Le reste des
disciples sont remontés comme des coucous et s’avéreront être des
baudruches percées.

Jésus met en place la Cène avec ce type de personnes
Et pourtant, Jésus institue la Cène et la partage avec des personnes de
ce calibre.

1/6 – Enseignement sur la Cène :
Ouverte à tous ceux qui sont attachés à Jésus

Les personnes qui prennent la Cène sont faillibles, pas des
chrétiens triés sur le volet.

Cela nous indique une chose : la Cène n’est pas réservée uniquement
pour des personnes « hyper spirituelles », triées sur le volet, ayant
passé un examen de passage auprès d’autorités spirituelles pour être
sûres qu’elles sont au niveau. Tous ceux qui étaient là, avec Jésus (qui
est le top du discernement spirituel), L’abandonneront. Jésus le sait :
Matthieu 26. 31
« Vous trébucherez tous, cette nuit, à cause de moi. »
Même si tous jurent que, quoi qu’il arrive, Jésus pourra compter sur eux
:
Matthieu 26. 35
Pierre lui répondit :
« Même s’il me faut mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous les
disciples dirent la même chose.
Ces disciples fragiles ont discerné l’essentiel
Même s’ils sont faillibles, la chose qu’ils ont discernée, c’est que Jésus
est leur Seigneur. C’est maladroit. C’est un début. Mais l’important est
là. Tous sont invités à la partager :
Matthieu 26. 27
27 Il prit ensuite une coupe et remercia Dieu, puis il la leur donna en
disant : « Buvez-en tous,
La Cène est pour tous ceux qui reconnaissent Jésus comme
Seigneur et Sauveur de leur vie.

2/6 – Enseignement sur la Cène : Le pain – souvenir
que Jésus s’est substitué à notre place

Matthieu 26. 26
Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain et prononça la prière de
bénédiction,
puis il le rompit et le donna aux disciples en disant :
« Prenez, mangez, ceci est mon corps. »
Simple, mais va à l’essentiel : Jésus donne Sa vie à la place de Ses
disciples

Dans ce geste simple et reproductible dans les cultures et l’histoire,
Jésus aimerait que nous nous souvenions de l’essentiel.
Substitution de la Pâque qu’ils célébraient
Il a donné Sa vie à la place du pécheur coupable. C’est ce qu’ils étaient
en train de célébrer, à une dimension moins aboutie : à la Pâque, un
agneau était sacrifié à la place des hommes coupables.
Substitution pour nos vies
Jésus, pour nous : je suis coupable en tant qu’humain, par la rébellion,
l’indépendance vis-à-vis de Dieu, ce qui a fait entrer le péché dans
l’humanité, dans chaque vie, et la mort en témoigne ; je suis
inexcusable ; je n’ai pas la possibilité de recoller les morceaux avec
Dieu ; je suis coupable ; je suis condamné à une séparation éternelle,
consciente et terrible ; Jésus, en Se donnant en sacrifice à la croix,
prend ma place, Il donne Sa vie jusqu’à la mort à ma place.

1 Pierre 2. 24
Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois,
afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ;
lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.
1 Pierre 3. 18
Car Christ aussi a souffert une fois pour les péchés,
lui juste
pour des injustes,
afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair,
mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit.

Galates 3. 13

Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi,
étant devenu malédiction pour nous
—car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois.

Romains 5. 6-8
Car, lorsque nous étions encore sans force,
Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.
À peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être oserait mourir
pour un homme de bien.
Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous
étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.
C’est ce que représente, rappelle, commémore le pain partagé pendant
la Cène.
Le Pain : Jésus s’est substitué à notre place.

3/6 – Enseignement sur la Cène : Le vin – souvenir
que le sang de Jésus nous purifie de tout péché

Hébreux 9. 22
Or, d’après la loi, presque tout est purifié avec du sang et,
s’il n’y a pas de sang versé,
il n’y a pas de pardon.
Pour les Hébreux, le sang les avait protégés du jugement de Dieu
Depuis la sortie d’Égypte par le peuple hébreu jusqu’à la croix, on fêtait
la Pâque pour se souvenir de la délivrance de l’Éternel, qui avait
protégé les premiers-nés hébreux de Son juste jugement.
Pour ce faire, le sang de l’agneau tué avait été mis sur les linteaux des
portes des familles qui avaient fait confiance et obéi à l’Éternel.
Le sang avait permis que le jugement de l’Éternel passe outre cette
maison et que le jugement global ne s’applique pas à la maison où il y
avait le sang sur les montants de la porte d’entrée.
Aboutissement en Jésus
D’une manière parfaitement aboutie, le sang de Jésus versé nous
couvre de la juste colère de Dieu sur nos vies déchues et rebelles. Le
sang de Jésus nous protège individuellement du juste jugement
universel de l’humanité rebelle.
1 Jean 1. 7

Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la
lumière, nous sommes mutuellement en communion, et
le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
1 Pierre 1. 18-19
Sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou
de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que
vous aviez héritée de vos pères,
mais par le sang précieux de Christ,
comme d’un agneau sans défaut et sans tache. »
Apocalypse 1. 5
« Et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts,
et le prince des rois de la terre !
À celui qui nous aime,
qui nous a délivrés de nos péchés par son sang.
Romains 5. 9
À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son
sang,
serons-nous sauvés par lui de la colère.

Le vin : souvenir que le sang de Jésus nous purifie de tout péché.

4/6 – Enseignement sur la Cène : la Cène – rappel
que Jésus est victorieux et va revenir

Il partage certains aspects de Sa victoire avec les
Siens.

Matthieu 26. 29
Je vous le dis,
je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne,
jusqu’au jour
où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.
Jésus a la victoire
Cela veut dire que la croix n’a pas vaincu Jésus.
L’apôtre Paul, sous l’inspiration du Saint-Esprit, résume très bien cela :
1 Corinthiens 11. 23-26

23 En effet, j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis. Le
Seigneur Jésus, la nuit où il a été arrêté, a pris du pain.
24 Après avoir remercié Dieu, il l’a rompu et a dit : [« Prenez, mangez.]
Ceci est mon corps qui est [rompu] pour vous. Faites ceci en souvenir
de moi. »
25 De même, après le repas,
il a pris la coupe et a dit :
« Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang. Faites ceci en
souvenir de moi toutes les fois que vous en boirez. »
26 En effet,
toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe,
vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.

Jésus triomphe de la mort par Sa résurrection.
Jésus a vaincu le péché.
Jésus revient.
Au rétablissement de toutes choses, Dieu, Jésus et ceux qui se sont
attachés à Lui boiront semble-t-il ce vin nouveau…
Cela veut dire que Jésus nous fait partager certaines conséquences de
Sa victoire. Il y a un aspect de joie par anticipation.
La cène : rappel que Jésus est victorieux et va revenir. Il partage
certains aspects de sa victoire avec les siens.

5/6 – Enseignement sur la Cène : La Cène – un
moment de communion pour les disciples de Jésus
rassemblés

Matthieu 26. 26 -27
26 Pendant qu’ils mangeaient,
Jésus prit du pain et prononça la prière de bénédiction,
puis il le rompit et le donna aux disciples en disant :
« Prenez, mangez, ceci est mon corps. »
27 Il prit ensuite une coupe et remercia Dieu, puis il la leur donna en
disant : « Buvez-en tous,
La Cène est un temps de souvenir, de reconnaissance, de joie par
anticipation, qui se partage avec ceux qui sont sur la même longueur
d’onde, c’est-à-dire celle où l’on reconnaît, pour sa vie, que Jésus est
notre Seigneur et notre Sauveur.

Nous voyons que, dans ce temps de communion, il y a aussi des
prières, puis des cantiques qui sont partagés.
La cène : un moment de communion pour les disciples de Jésus
rassemblés.

6/6 – Enseignement sur la Cène : la Cène – un
moment simple et profond

Simple
Avec le temps, et certainement en voulant bien faire et en se voulant
solennel, on a transféré sur ce geste des aspects étranges, à la limite
des rites païens.
Le morceau de pain ne devient pas Jésus.
Le vin qui est bu ne devient pas Son sang.
Le chemin
Quand Jésus dit : « Je suis le chemin » (Jean 14.6 ), Jésus ne devient
pas gravier. Il n’est pas dans le gravier quand je pense à cette image ou
que je prie en pensant à cette image.
La porte
Quand Jésus dit : « Je suis la porte » (Jean 10.9 ), Jésus ne devient pas
une porte. Il n’est pas dans la porte quand je pense à cette image ou
que je prie en pensant à cette image.
Le cep
Quand Jésus dit : « Qu’Il est le vrai cep de vigne » (Jean 15.1 ), Jésus
n’est pas dans le cep de merlot quand je pense à cette image. Sinon,
c’est du panenthéisme.
Le pain
Quand Jésus rompt le pain et dit : « Prenez, mangez, ceci est mon
corps. », Jésus n’est pas dans le pain. Quand Il le dit, là, pour la
première fois, Jésus est avec les disciples. C’est Lui qui donne le pain. Il
ne se dédouble pas. Ce n’est pas un rite d’anthropophagie.

Le vin
Quand Jésus propose de boire le vin dans la coupe et dit :
Matthieu 26. 27 c-28
« Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la [nouvelle]
alliance, qui est versé pour beaucoup, pour le pardon des péchés. Jésus ne propose pas une poche de transfusion de Son sang. Jésus
n’institue pas un rite de vampire.

La Cène ne refait pas le sacrifice de Jésus
La Cène ne refait pas le sacrifice de Jésus en croix. Plus besoin de le
refaire, comme précédemment, où, à chaque Pâque, on sacrifiait un
agneau.
Là, le sacrifice de Jésus en croix est parfait. C’est un nouveau moment
dans l’histoire de l’humanité, parce que Jésus crée une nouvelle alliance
entre l’homme pécheur, déchu, coupable, qui reconnaît Jésus comme
son Seigneur et Sauveur.
C’est un geste solennel et simple de souvenir, d’anticipation, de
recueillement, de joie.

Profond
Les éléments
En cela, la manière de la prendre reste elle-même dans cette démarche.
La coupe, les gobelets, la réelle communion
Nous n’aurons jamais la coupe de communion de Jésus.
Mais l’idée est que les disciples de Jésus qui la prennent soient
réellement en communion. Ce qui compte, ce n’est pas tant l’objet (une
coupe ou des petits gobelets), mais la réelle communion.
Du vin, du jus de raisin
Idem pour ce qui est du vin ou du jus de raisin. Il nous serait difficile
d’avoir du vin comme à l’époque, car il est très différent de celui
d’aujourd’hui.
Ce qui compte, c’est ce que cela signifie dans nos vies.
Globalement, la manière dont on la prend ne doit pas nous détourner de
sa signification profonde.
L’attitude
L’attitude dans laquelle nous la prenons doit aussi être à la hauteur.
Pour cela, nous avons un exemple de recadrage de l’apôtre Paul à
certaines personnes de l’Église de Corinthe.

La Cène n’est pas une orgie païenne

Il semble qu’ils aient confondu la manière de faire lors des célébrations
païennes – où cela finissait en festin orgiaque – et la simplicité profonde
de ce que Jésus avait transmis.
1 Corinthiens 11. 20-22
20 Ainsi donc, lorsque vous vous réunissez, ce n’est pas pour prendre
part au repas du Seigneur, 21 car, dès que vous vous mettez à table,
chacun s’empresse de prendre son propre repas, de sorte que l’un a
faim, tandis que l’autre est ivre.
22 N’avez-vous pas des maisons pour manger et boire ? Ou bien
méprisez-vous l’Église de Dieu et voulez-vous faire honte à ceux qui
n’ont rien ?
Que vous dire ?
Faut-il vous féliciter ?
Sur ce point, je ne vous félicite pas.

Elle s’adresse aux disciples de Jésus uniquement
Si la Cène est simple, elle n’en est pas moins profonde et solennelle.
Ce n’est pas une auberge espagnole.
Elle s’adresse uniquement aux disciples de Jésus, ceux qui Le
reconnaissent comme le Seigneur et le Sauveur de leur vie.
Là, à nouveau, l’apôtre Paul rappelle le cadre dans lequel cela doit être
fait :
1 Corinthiens 11. 27-29
27 C’est pourquoi, celui qui mange ce pain ou boit la coupe du Seigneur
indignement sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
28 Que chacun donc s’examine lui-même, et qu’ainsi il mange du pain
et boive de la coupe,
29 car celui qui mange et boit [indignement], sans discerner le corps [du
Seigneur],
mange et boit un jugement contre lui-même.
Quel est cette indignité et ce jugement contre lui-même ?
Je snobe le sacrifice de Jésus
C’est simple : si Jésus n’est pas le Seigneur et le Sauveur de ma vie, se
rappeler de Sa vie offerte et de Son sang versé pour moi, alors que je
refuse pour ma vie Son sacrifice, est en fait un affront fait à Jésus, parce
que je Le snobe.
La Cène devient le rappel de sa condamnation éternelle
Cela va même plus loin : la Cène devient le rappel que le jugement
éternel attend celui qui n’a pas fait de Jésus son Sauveur.

Il reste donc rebelle, perdu. L’œuvre de Jésus est inopérante. Le
jugement définitif de Jésus passera sur sa vie. L’enfer, conscient et
éternel, reste son avenir.
La Cène est l’occasion de donner sa vie à Jésus
L’excellente nouvelle, c’est que le temps de la Cène n’est pas un
couperet.
C’est l’occasion de dire à Jésus que ma vie est rebelle à Dieu, que je
suis un pécheur, condamné à juste titre, et que j’accepte ce que Jésus a
fait pour moi par Sa vie et par Son sang.
Conclusion possible pour cette prédication : prenons la Cène !