Cantiques #03 : La plus belle histoire d’amour

Cantiques #03 : La plus belle histoire d’amour

prédication Cantique des Cantiques 2 : Patrice Berger, 2026_07_26, église AB Lausanne : infos/plan du culte

Cantiques #03 : La plus belle histoire d’amour

Résumé : Cantiques #03 : La plus belle histoire d’amour En Dieu la totalité de l’amour est bon Désir d’unionLa jeune femme exprime son désir d’union avec Celui qu’elle aime (Cdc 1/7-8). Des occupations pour ne pas s’occuper d’amourLes fils de sa mère l’ont obligée à garder une vigne, et elle n’a pas pu s’occuper de sa […]

En Dieu la totalité de l’amour est bon

Désir d’union
La jeune femme exprime son désir d’union avec Celui qu’elle aime (Cdc 1/7-8).

Des occupations pour ne pas s’occuper d’amour
Les fils de sa mère l’ont obligée à garder une vigne, et elle n’a pas pu s’occuper de sa propre vigne (sa relation amoureuse) (1.5-6), parce qu’elle était trop occupée par le travail demandé par ses frères.
Quand elle parle de sa vigne, c’est au sens figuré : « sa vigne », c’est sa relation amoureuse (ce n’est pas une vigne avec des raisins, ce n’est pas que son corps, ni que sa sexualité).

Le temps est maintenant venu
Maintenant, elle a le désir d’être avec Celui qu’elle aime. Elle a envie de s’occuper, maintenant, de sa vigne, de sa relation amoureuse.

Que les deux
Elle veut être auprès de Celui qu’elle aime et cherche à savoir où Il est, pour éviter de rester au milieu des compagnons de Celui qu’elle aime (1.7).

Passion mais pas pulsion
Ils sont ensemble et la passion pourrait les submerger. Mais, en s’appuyant sur l’Éternel (« les gazelles et les biches »), l’amoureux lance un appel à la temporisation (2.7).

Lecture
Cantique des cantiques 1. 1 – 2. 7
1 Cantique des cantiques de Salomon.

La jeune femme

2 Qu’il m’embrasse des baisers de sa bouche !
Oui, ton amour est meilleur que le vin,
3 tes parfums ont une odeur agréable.
Ton nom même/ est un parfum qui se diffuse.
Voilà pourquoi les jeunes filles t’aiment.
4 Entraîne-moi derrière toi ! Courons !
Le roi m’a introduite dans ses appartements.

Les filles de Jérusalem

Réjouissons-nous,/ soyons dans l’allégresse à cause de toi !
Célébrons ton amour plus que le vin !

C’est avec raison que l’on t’aime.

La jeune femme

5 Je suis noire, mais je suis charmante,/ filles de Jérusalem,
autant que les tentes de Kédar,/ que les pavillons de Salomon.
6 Ne prêtez pas attention/ à mon teint noir :
c’est le soleil qui m’a brûlée.
Les fils de ma mère/ se sont irrités contre moi
et ils ont fait de moi/ la gardienne des vignes,
mais ma vigne à moi,/ je ne l’ai pas gardée.
7 Toi que mon cœur aime,
révèle-moi où tu conduis ton troupeau,/ où tu le fais se
reposer à midi !
Pourquoi, en effet,/ serais-je comme une femme voilée
près des troupeaux de tes compagnons ?

Les filles de Jérusalem

8 Si tu ne le sais pas,/ toi la plus belle des femmes,
sors sur les traces du petit bétail
et conduis tes chevreaux/ près des abris des bergers !

Le jeune homme

9 C’est à une jument/ attelée aux chars du pharaon
que je te compare, mon amie.
10 Tes joues sont charmantes/ avec des bijoux,
ton cou est charmant/ avec des colliers.

Les filles de Jérusalem

11 Nous te ferons des bijoux en or/ avec des points en argent.
La jeune femme

12 Tandis que le roi/ est dans son entourage,
mon nard diffuse son parfum.
13 Mon bien-aimé est pour moi/ un bouquet de myrrhe.
Il passera la nuit entre mes seins.
14 Mon bien-aimé est pour moi/ une grappe de henné des
vignes d’En-Guédi.

Le jeune homme

15 Que tu es belle, mon amie,/ que tu es belle !

Tes yeux sont des colombes.

La jeune femme

16 Que tu es beau, mon bien-aimé,/ que tu es agréable !
Notre lit, c’est la verdure.
17 Les solives de nos maisons/ sont des cèdres,
nos lambris sont des cyprès.

Cantique des cantiques 2

1 Je suis un narcisse du Saron,/ un lis des vallées.

Le jeune homme

2 Pareille à un lis au milieu des ronces,
telle est mon amie parmi les filles.

La jeune femme

3 Pareil à un pommier/ au milieu des arbres de la forêt,
tel est mon bien-aimé/ parmi les jeunes hommes.
J’aime m’asseoir à son ombre,
et son fruit est doux à mon goût.
4 Il m’a fait entrer/ dans la maison du vin,
et l’étendard qu’il déploie/ au-dessus de moi, c’est l’amour.
5 Soutenez-moi/ avec des gâteaux de raisins,
fortifiez-moi avec des pommes,
car je suis malade d’amour !
6 Que sa main gauche/ soutienne ma tête
et que de sa main droite il m’enlace !

Le jeune homme

7 Je vous en supplie,/ filles de Jérusalem,
par les gazelles et les biches des champs,
ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour
avant qu’elle ne le veuille !

Comment se fait-il que c’est maintenant le moment ?
Mais pourquoi la bien-aimée veut-elle maintenant s’occuper de sa vigne ?
La partie du poème qui lui donne écho nous le dit : Chapitre 8.3-14

Flashback
Et comme dans nos séries, nous avons un flashback sur les réflexions qu’ont eues les frères.

Les frères en sont responsables
Visiblement, ce sont eux qui s’occupent d’elle. Plus de papa… ?
Normalement, à l’époque, c’est le père qui décide de l’avenir de sa fille,
mais ici, il semble qu’il ne soit plus là. Ça ne veut pas dire que les mariages étaient contre-nature. Le responsable tranchait sur une histoire d’amour.

Une occupation pour ne pas s’occuper d’amour
Les frères l’ont faite gardienne d’une vigne, une vraie, avec des raisins,
pour l’occuper, pour qu’elle ne pense pas trop à sa vigne à elle, sa relation amoureuse.

Gérer la période sentimentale !
Ils sont un peu embarrassés à gérer la période sentimentale de leur petite sœur.
Grosso modo, ça donne à peu près ça :
Les frères réfléchissent :
« Que ferons-nous quand on viendra nous demander notre sœur ? »
« Demander », veut dire, dans le contexte de l’Ancien Testament, les demandes en mariage.
Ils se disent :
« Pour l’instant, des seins, elle n’en a pas. C’est une petite fille,
prépubère, pas en âge de se marier (8.8). On va l’occuper en la faisant garder nos vignes, notre vignoble. »

Évaluation de son comportement.
Mais ils continuent la réflexion :
On verra comment elle se comporte :
« Si elle est un mur, alors sur elle nous ferons un créneau. »
Ce qui veut dire : si ce n’est pas une fille facile, si elle sait garder son honneur (« un mur »), on ira à fond derrière elle s’il y a une demande en mariage ; nous la rendrons encore plus désirable en vue des noces (« mettre des créneaux »).
Si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre bien costaud.
Si c’est une fille facile, trop légère (« une porte »), on fera en sorte de mettre le holà (« la barricader » avec des planches bien costaudes en cèdre).

À fond ou fermé
En somme, quand on viendra nous demander notre sœur en mariage, nous évaluerons si notre sœur est un peu trop facile, un peu trop légère, trop facilement accessible à l’amour, trop portée sur la question. Alors, ils fermeront la porte. Ils la fermeront avec une planche de cèdre.
Par contre, si c’est un mur, si elle est carrée, si elle ne se laisse pas séduire facilement, ils feront qu’elle soit la plus belle le jour de son mariage.

J’ai grandi
La jeune fille répond : mes seins sont comme des tours, du temps est
passé (8.10). Elle est en âge de se marier ; elle a su garder son honneur.
Ça nous permet de comprendre le début du poème.
Les frères l’ont faite gardienne de vigne pour qu’elle n’ait pas à s’occuper d’amour ou de son amoureux (en attendant l’âge de se marier).

Elle est à l’initiative
D’ailleurs, c’est elle qui éveille l’amour chez le bien-aimé (8.5). Ce n’est pas une amourette pour tester son pouvoir de séduction mais elle a envie d’union et les termes qu’elle utilise sont forts, très proches, inspirés de ceux des alliances dans l’Ancien Testament (8.6-7) (Deutéronome 6.7-8 & Proverbes 7.1-4 ).

Lecture
Remarquons : les deux mêmes refrains nous permettent de faire le lien entre les deux parties qui se répondent.

Cantique des cantiques 8. 3-14

3 Que sa main gauche soutienne ma tête et que de sa main droite il m’enlace !

Le jeune homme

4 Je vous en supplie,/ filles de Jérusalem,
ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour/ avant qu’elle ne le veuille !

Les filles de Jérusalem

5 Qui est celle qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé ?

La jeune femme

Je t’ai réveillé sous le pommier.
C’est là que ta mère/ est tombée enceinte de toi,
c’est là qu’elle est tombée enceinte/ et t’a donné le jour.
6 Fais de moi/ comme une empreinte sur ton cœur,
comme une empreinte sur ton bras,
car l’amour est aussi fort que la mort,
la passion est aussi inflexible/ que le séjour des morts.
Ses ardeurs sont des ardeurs de feu,/ une flamme de l’Éternel.
7 Les grandes eaux ne pourront pas/ éteindre l’amour,
ni les fleuves le submerger.
Même si un homme offrait/ tous les biens de sa maison/ contre l’amour,
il ne s’attirerait que le mépris.

Les frères de la jeune femme

8 Nous avons une petite sœur/ qui n’a pas encore de poitrine.
Que ferons-nous de notre sœur,/ le jour où on la réclamera ?
9 Si elle est un rempart,
nous construirons sur elle/ des créneaux en argent ;
si elle est une porte,/ nous la fermerons/ avec une planche
de cèdre.
La jeune femme

10 Je suis un rempart/ et mes seins sont comme des tours.
À ses yeux, j’ai été pareille/ à celle qui trouve la paix.
11 Salomon avait une vigne/ à Baal-Hamon.
Il a confié la vigne à des gardiens :
chacun apportait 1 000 pièces d’argent/ pour récolter son fruit.
12 Ma vigne à moi, je la garde.
À toi, Salomon, les 1 000 pièces,
et 200 à ceux qui gardent son fruit !

Le jeune homme

13 Habitante des jardins,

des compagnons prêtent attention/ à ta voix.
Fais-la-moi entendre !

La jeune femme

14 Prends la fuite, mon bien-aimé !
Montre-toi pareil à la gazelle/ ou au jeune cerf sur les montagnes aux aromates !

Seul ensemble
Une invitation à la fuite à deux pour éviter les interférences nous mène à la suite.

Passer du temps ensemble
La relation amoureuse a commencé entre le bien-aimé et la bien-aimée.

Des contretemps ?
Ils veulent passer du temps ensemble : y a-t-il eu un temps où ils n’ont pas pu être ensemble, des empêchements ?
« L’hiver »
« les renards »
des obligations données par les frères des incompréhensions entre eux (les amoureux) ?
Ils veulent apprendre à mieux se connaître, ils veulent partir à la campagne sans personne.

Lecture
Cantique des cantiques 2. 8-17

La jeune femme

C’est la voix de mon bien-aimé !
Le voici qui arrive,/ sautant sur les montagnes,
bondissant sur les collines.
9 Mon bien-aimé est pareil à la gazelle ou au jeune cerf.
Le voici : il se tient derrière notre mur,
observant par la fenêtre,/ regardant par le treillis.
10 Mon bien-aimé parle et me dit :
« Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !
11 En effet, l’hiver est passé,/ la pluie a cessé, elle s’en est allée.
12 Les fleurs apparaissent dans le pays,
le temps de chanter est arrivé et l’on entend le roucoulement/ de la tourterelle dans notre pays.
13 Le figuier embaume par ses fruits et les vignes en fleur/ répandent leur parfum.
Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !
14 Ma colombe, toi qui te tiens/ dans les fentes du rocher,
qui te caches dans les parois escarpées,
fais-moi voir ta figure,/ fais-moi entendre ta voix,
car ta voix est douce/ et ta figure est charmante ! »
15 Attrapez pour nous les renards,
les petits renards qui dévastent les vignes,
car nos vignes sont en fleur !
16 Mon bien-aimé est à moi,/ et moi je suis à lui.
Il conduit son troupeau parmi les lis.
17 Avant que la brise du jour ne souffle
et que les ombres ne fuient, tourne-toi !
Montre-toi pareil, mon bien-aimé,
à la gazelle ou au jeune cerf,/ sur les montagnes rocailleuses !

La bien-aimée veut partir
On passe à la partie qui donne écho.
Là, c’est la bien-aimée qui aimerait partir avec son bien-aimé.

Réciprocité
Les deux parties se répondent pour montrer que l’amour est mutuel.
Ce n’est pas l’un qui aime et l’autre suit de bonnes grâces : c’est une expression du désir réciproque.

Intensité
C’est même l’inverse.
On voit que la relation grandit, que le désir aussi.

La maison de sa mère
À tel point qu’elle le ferait bien entrer dans la maison de sa mère (8.1-2).
Mais cela aurait une signification presque d’union (cf. Mariage d’Isaac et Rebecca, Genèse 24.67 ).

Ce n’est pas le moment
Mais le temps n’est pas encore venu de vivre l’amour avec toutes ses composantes, notamment intime.
Elle se garde pour son bien-aimé (7.14).

Lecture
Cantique des cantiques 7. 10 – 8.-2

La jeune femme

10 Il coule aisément pour mon bien-aimé et glisse sur les lèvres/ de ceux qui s’endorment !
11 Je suis à mon bien-aimé/ et son désir se porte vers moi.
12 Viens, mon bien-aimé,/ sortons dans la campagne pour passer la nuit au village !
13 Dès le matin nous irons aux vignes/ pour voir si la vigne pousse,
si la fleur s’ouvre,/ si les grenadiers fleurissent.
Là je te donnerai mon amour.
14 Les mandragores diffusent/ leur parfum,
à nos portes se trouvent/ tous les meilleurs fruits,/ nouveaux et anciens.
Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.

Cantique des cantiques 8. 1-2

1 Si seulement tu étais comme mon frère,
si seulement tu avais été/ allaité par ma mère !
Je te rencontrerais dehors,/ je t’embrasserais et l’on ne me mépriserait même pas.
2 Je te conduirais,/ je t’amènerais chez ma mère,
tu m’instruirais et je te ferais boire/ du vin parfumé,
du jus de mes grenades.

Passion nocturne
C’est une vraie passion amoureuse, au point où même la nuit, elle est
éprise, surprise par l’amour, même quand elle dort.

Un rêve
D’où le rêve où se mélange ce qu’elle ne peut pas encore faire
(emmener son bien-aimé chez sa mère).

Contenu du rêve
Elle est dans la maison de sa mère, dans sa chambre. Son bien-aimé frappe à la porte. Elle se lève, va ouvrir. Mais ça prend du temps, et quand elle ouvre la porte, il n’y a plus personne derrière !
Elle court dans les rues, cherche sur les places, à la recherche de son bien-aimé, en pleine nuit. Elle rencontre les gardiens de la ville, les dépasse. Elle finit par trouver son bien-aimé. Tout est bien qui finit bien.
Elle le ramène à la maison…
L’amour grandit tellement qu’elle en rêve.

Lecture
Cantique des cantiques 3. 1-5

1 Sur mon lit, pendant les nuits,/ j’ai cherché celui que mon cœur aime.
Je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.
2 « Je veux me lever/ pour faire le tour de la ville,
dans les rues et sur les places :
je veux chercher celui que mon cœur aime. »
Je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.
3 Ce sont les gardes qui font la ronde/ dans la ville qui m’ont trouvée :
« Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? »
4 À peine les avais-je dépassés que j’ai trouvé celui que mon cœur aime.
Je l’ai attrapé et je ne l’ai pas lâché
jusqu’à ce que je l’aie amené/ dans la maison de ma mère,
dans la chambre de celle/ qui m’a donné naissance.

Le jeune homme

5 Je vous en supplie, filles de Jérusalem,
par les gazelles et les biches des champs,
ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour/ avant qu’elle ne le veuille !

Rêve antithétique : cauchemar
Ce rêve donne écho à un cauchemar : la même idée, la même intensité,
mais on a eu « le côté face » ; là, on a « le côté pile ».
Le rêve devient un cauchemar.
Ça nous dit la même chose, mais en inverse : un parallélisme antithétique.

Contenu
Ça commence pareil que dans le rêve que nous venons de lire : elle est dans la maison de sa mère, dans sa chambre. Son bien-aimé frappe à la porte. Elle se lève, va ouvrir. Mais ça prend du temps. Quand elle ouvre la porte, il n’y a plus personne derrière.
Elle court à la recherche de son bien-aimé, en pleine nuit, dans les rues,
cherche sur les places. Elle rencontre les gardiens de la ville. Ils la frappent, la rouent de coups et elle ne trouve pas son bien-aimé.

Refrain modifié
Elle n’en peut plus d’attendre, d’où le refrain habituel qui se modifie :

Cdc 5. 8
Je vous en supplie, filles de Jérusalem,
si vous trouvez mon bien-aimé,/ que lui direz-vous ?
Que je suis malade d’amour

Lecture
Cantique des cantiques 5. 2-8

La jeune femme

2 J’étais endormie,/ mais mon cœur veillait.
C’est la voix de mon bien-aimé ! Il frappe :
«Ouvre-moi, ma sœur, mon amie,/ ma colombe, ma parfaite,
car ma tête est couverte de rosée,
mes boucles sont pleines/ des gouttelettes de la nuit. »
3 J’ai enlevé mon habit.
Comment pourrais-je le remettre ?
J’ai lavé mes pieds.
Comment pourrais-je les salir ?
4 Mon bien-aimé a passé la main/ par la fenêtre et j’ai été bouleversée à cause de lui.
5 J’ai commencé à ouvrir/ à mon bien-aimé,
et de mes mains a perlé la myrrhe,
de mes doigts la myrrhe a coulé/ sur la poignée du verrou.
6 J’ai ouvert à mon bien-aimé,
mais mon bien-aimé s’était retiré,/ il avait disparu.
Je perdais tous mes moyens/ pendant qu’il parlait !
Je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.
Je l’ai appelé, mais il ne m’a pas répondu.
7 Ce sont les gardes qui font la ronde/ dans la ville qui m’ont trouvée.
Ils m’ont frappée, ils m’ont blessée,
ils m’ont enlevé mon châle,/ les gardes des murailles.
8 Je vous en supplie, filles de Jérusalem,
si vous trouvez mon bien-aimé,/ que lui direz-vous ?
Que je suis malade d’amour.

Comment se terminent ces 2 parties ?
Cantique des cantiques 3. 5
Je vous en supplie, filles de Jérusalem,
par les gazelles et les biches des champs,
ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour/ avant qu’elle ne le veuille !

Les rêves ne mènent pas leur vie
Le jeune homme indique qu’on ne donne pas suite aux rêves. Mais on ne cède pas aux rêves. Toujours cette mention « des gazelles et des biches », termes très proches de « l’Éternel des armées ».
Même si on est malade d’amour.
Un rappel de la de la fin de l’autre partie
Cantique des cantiques 5. 8
Je vous en supplie, filles de Jérusalem,
si vous trouvez mon bien-aimé,/ que lui direz-vous ?
Que je suis malade d’amour.

Le mariage
C’est le moment des noces.

Mariage oriental
Je ne sais pas si vous avez déjà assisté à un mariage oriental. On est très proche de la description qui en est faite ici.

Actuellement
Actuellement, les jeunes hommes ne vont pas escorter le marié en armes, épée à la ceinture, mais plutôt en voiture de luxe louée pour l’occasion, en faisant beaucoup de bruit et de rodéo… Les responsables des communes et les forces de l’ordre en savent quelque chose.

Comme avant
Là, dans le Cantique des cantiques, nous avons la version antique.

Description en forme de script

C’est cinématographique : la procession nuptiale du marié arrive de loin (Cdc 3.6) et il sera aux côtés d’elle en (Cdc 6.3). Évidemment, plus il se rapproche, plus il est possible d’en faire la description.

Pas Salomon en personne
Nous avons là l’indication que ce n’est pas Salomon en vrai, parce qu’il serait couronné par sa mère ! (Cdc 3.11). Nous n’avons aucune mention antique de cette époque pour un vrai roi. Mais le marié est tellement « ouah ouh » qu’il est pour elle « son Salomon ».

Rappel dans les mariages orientaux
Les mariés étaient souvent « Roi et Reine » du moment.

Chant de la bien-aimée qui célèbre la beauté du bien-aimé

Lecture
Cantique des cantiques 3. 6-11

Les filles de Jérusalem

6 Qui donc monte du désert comme des colonnes de fumée,
au milieu des vapeurs de myrrhe et d’encens et de tous les aromates des marchands ?
7 Voici la litière de Salomon,
et autour d’elle 60 hommes vaillants,/ parmi les plus vaillants d’Israël.
8 Tous sont armés de l’épée,/ tous sont formés au combat.
Chacun porte l’épée à sa hanche/ en vue des alertes nocturnes.
9 Le roi Salomon s’est fait une litière/ en bois du Liban.
10 Il a fait ses colonnes en argent,/ son dossier en or,/ son siège en pourpre.
L’intérieur est tout brodé,/ travail fait avec amour par les filles de Jérusalem.
11 Sortez, filles de Sion !
Regardez le roi Salomon avec sa couronne,
celle dont sa mère l’a couronné/ le jour de son mariage,
le jour où son cœur est rempli de joie !

Lecture
Cantique des cantiques 5. 9 à 6. 3

Chant de la bien-aimée qui célèbre la beauté du bien-aimé.
C’est intéressant de noter les termes qu’elle utilise pour décrire son bien-aimé : le registre est féminin, ancré dans son référentiel, très naturel (elle était gardienne d’une vigne) et géographique (le Liban).

Les filles de Jérusalem

9 Qu’a-t-il de plus qu’un autre,/ ton bien-aimé,
toi la plus belle des femmes ?
Qu’a-t-il de plus qu’un autre,/ ton bien-aimé,
pour que tu nous supplies de cette manière ?

La jeune femme

10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil,
on le remarque/ au milieu de dizaines de milliers.
11 Sa tête est d’or pur.
Ses boucles sont flottantes,/ noires comme le corbeau.
12 Ses yeux sont pareils/ à des colombes au bord des ruisseaux :
ils baignent dans le lait,/ ils reposent au sein de l’abondance.
13 Ses joues sont comme/ un parterre d’aromates,
ce sont des amas d’épices.
Ses lèvres sont des lis/ d’où coule la myrrhe.
14 Ses mains sont des anneaux d’or/ garnis de chrysolithes.
Son ventre est d’ivoire poli,/ couvert de saphirs.
15 Ses jambes sont des colonnes/ de marbre blanc posées sur des bases en or pur.
Son aspect est aussi majestueux/ que le Liban,
aussi distingué que ses cèdres.
16 Son palais n’est que douceur
et toute sa personne est désirable.
Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami,
filles de Jérusalem !

Cantique des cantiques 6. 1-3

Les filles de Jérusalem

1 Où est allé ton bien-aimé,
toi la plus belle des femmes ?
De quel côté ton bien-aimé s’est-il dirigé ?
Nous le chercherons avec toi.

La jeune femme

2 Mon bien-aimé est descendu/ à son jardin, au parterre d’aromates,
pour prendre soin de son troupeau/ dans les jardins et pour cueillir des lis.
3 Je suis à mon bien-aimé,/ et mon bien-aimé est à moi.
Il a conduit son troupeau parmi les lis.

C’est le moment de partir
Le bien-aimé l’invite à partir avec lui. On est toujours dans les noces. Il s’extasie devant sa beauté unique (Cdc 4.1-15), l’invite à se donner à lui (Cdc 4.8), célèbre sa virginité (Cdc 4.12).
L’appel : « mariée, ma sœur ». Il ne l’a jamais appelée comme cela avant. Nous sommes bien au temps du mariage (Cdc 4.8, 9, 10, 11, 12).

Lecture
Cantique des cantiques 4. 1-15

Le jeune homme

1 Que tu es belle, mon amie,/ que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes/ derrière ton voile.
Tes cheveux sont pareils/ à un troupeau de chèvres bondissant sur les montagnes de Galaad.
2 Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues/ qui remontent du lavoir :
chacune a sa jumelle,/ aucune d’elles n’est seule.
3 Tes lèvres sont/ comme un liseré cramoisi et ta bouche est charmante.
Derrière ton voile,/ ta joue est comme une moitié de grenade.
4 Ton cou est pareil à la tour de David,
construite pour être un arsenal :
mille boucliers y sont suspendus,/ tous les boucliers des héros.
5 Tes deux seins sont comme deux faons,
comme les jumeaux d’une gazelle/ qui broutent au milieu des
lis.
6 Avant que la brise du jour ne souffle/ et que les ombres ne fuient,
j’irai à la montagne de la myrrhe/ et à la colline de l’encens.
7 Tu es toute belle, mon amie,/ il n’y a aucun défaut en toi.
8 Viens avec moi du Liban, ma chérie,
viens avec moi du Liban !
Regarde du sommet de l’Amana,/ du sommet du Senir et de l’Hermon,
des tanières des lions,/ des montagnes des léopards !
9 Tu as volé mon cœur,/ ma sœur, ma chérie !
Tu as volé mon cœur/ grâce à un seul de tes regards,
grâce à un seul des colliers de ton cou.
10 Comme ton amour est beau,
ma sœur, ma chérie !

Ton amour est bien meilleur que le vin,
le parfum de tes huiles/ que tous les aromates !
11 Tes lèvres distillent le miel, ma chérie.
Il y a sous ta langue du miel et du lait,
et l’odeur de tes habits/ est pareille à celle du Liban.
12 Tu es un jardin privé,
ma sœur, ma chérie,
une fontaine fermée,/ une source réservée.
13 Tes pousses sont un jardin de grenadiers
aux fruits les meilleurs.
On y trouve réunis du henné et du nard,
14 nard et safran, roseau aromatique/ et cinnamome,
toutes sortes d’arbres à encens,/ myrrhe et aloès,
tous les principaux aromates.
15 Tu es la source des jardins,
un puits d’eau vive/ qui coule du Liban !

Poésie du marié
Ils sont mariés, le mari célèbre la beauté de son épouse avec la poésie de l’époque et la manière d’un homme de le faire.
Les filles de Jérusalem aimeraient bien retenir la mariée encore pour contempler sa beauté (Cdc 7.1), mais le mari dit : « Stop ! Ciao ! », nous partons enfin tous les deux.

Lecture
Cantique des cantiques 6. 4 – 7. 10

Le jeune homme

4 Tu es aussi belle que Thirtsa,/ mon amie,
aussi charmante que Jérusalem,
aussi majestueuse que des troupes/ sous leurs étendards.
5 Détourne ton regard de moi,/ car il me trouble !
Tes cheveux sont pareils/ à un troupeau de chèvres bondissant sur les montagnes de Galaad.
6 Tes dents sont comme un troupeau de brebis/ qui remontent du lavoir :
chacune a sa jumelle,/ aucune d’elles n’est seule.
7 Ta joue est comme/ une moitié de grenade/ derrière ton
voile.
8 Il peut y avoir 60 reines, 80 concubines et des jeunes filles/ en quantité incalculable,
9 ma colombe, ma parfaite, est unique.

Elle est unique pour sa mère,
elle est la préférée/ de celle qui lui a donné le jour.
Les filles la voient et la disent heureuse,
les reines et les concubines aussi,/ et elles font son éloge.

Les filles de Jérusalem

10 Qui est celle qui apparaît,/ pareille à l’aurore,
aussi belle que la lune,/ aussi pure que le soleil,
aussi majestueuse que des troupes/ sous leurs étendards ?

Le jeune homme

11 Je suis descendu au jardin des noyers pour voir la verdure au fond du vallon,
pour voir si la vigne pousse,/ si les grenadiers fleurissent.
12 J’ignore comment,/ mais mon désir m’a poussé vers les chars de mon noble peuple.

Cantique des cantiques 7. 1-10
Les filles de Jérusalem

1 Reviens, reviens, Sulamite !
Reviens, reviens afin que/ nous puissions te regarder !
Qu’avez-vous à regarder la Sulamite/ comme la danse de deux camps ?

Le jeune homme

2 Que tes pieds sont beaux/ dans tes sandales, fille de prince !
Les contours de tes hanches/ sont comme des ornements,
œuvre des mains d’un artiste.
3 Ton bassin est une coupe arrondie/ où le vin parfumé ne manque pas.
Ton ventre est un tas de blé/ entouré de lis.
4 Tes deux seins sont comme deux faons,
comme les jumeaux d’une gazelle.
5 Ton cou est comme une tour d’ivoire.
Tes yeux sont comme les étangs de Hesbon,
près de la porte de Bath-Rabbim.
Ton nez est comme la tour du Liban/ qui monte la garde face à Damas.
6 Ta tête se dresse aussi fièrement/ que le Carmel et les cheveux de ta tête sont/ comme la pourpre.

Un roi est prisonnier de boucles !
7 Que tu es belle, que tu es agréable,
mon amour, au milieu des délices !
8 Ta taille ressemble au palmier,/ et tes seins à des grappes.
9 Je me dis : « Je veux monter/ sur le palmier pour attraper ses grappes ! »
Que tes seins soient/ comme les grappes de la vigne,
le parfum de ton souffle/ comme celui des pommes
10 et ton palais/ comme un vin excellent !

L’amour en totalité
L’amour peut s’exprimer jusqu’au bout.
L’amour peut être réveillé
Relation intime
Ils ne font plus qu’une seule chair

Lecture
Cantique des cantiques 4. 16- 5. 1
La jeune femme

16 Lève-toi, vent du nord !
Viens, vent du sud !
Soufflez sur mon jardin/ et que ses aromates se diffusent !
Que mon bien-aimé entre dans son jardin
afin qu’il mange/ de ses fruits les meilleurs !

Cantique des cantiques 5

Le jeune homme

1 J’entre dans mon jardin,/ ma sœur, ma chérie.
Je cueille ma myrrhe et mes aromates,
je mange mon rayon de miel/ avec mon miel,
je bois mon vin avec mon lait.

Les filles de Jérusalem

Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d’amour !

Glorious et Natasha St-Pier
Le Cantique des cantiques

Focus important
Plusieurs livres sont consacrés à l’appel à la Sagesse : réfléchir et agir
en fonction et avec Dieu.
Mais il n’y en a qu’un seul consacré à un unique sujet : le Cantique des
cantiques, sur le sujet de l’amour.
Parce qu’il est d’importance.
Parce que l’humanité, depuis l’entrée de la déchéance dans le monde,
n’a plus les codes et fait généralement n’importe quoi… et se blesse.

Le Cantique des cantiques nous montre un amour sérieux
Il nous montre un amour sérieux, pas juste une amourette ou des tests pour mesurer sa capacité d’attraction ou de séduction.

Un projet
Ce livre nous montre que l’amour est un projet qui se construit, pas
uniquement une romance.

Différents moments
Cette construction montre des étapes :
celle avant d’être en âge ;
la période de déclaration, de fiançailles, de découverte de l’un et de l’autre, l’envie grandissante d’être toujours plus l’un avec l’autre ;
le mariage ;
l’amour total où toute l’exclusivité et la réciprocité peuvent être vécues.

Exclusif
L’amour est exclusif. Les compagnons, les 60 reines, 80 concubines et des jeunes filles en quantité incalculable n’y changent rien.

Réciproque
L’amour est réciproque. La construction du livre est délicieuse. Tour à tour, on voit que l’un et l’autre expriment leur immense amour l’un pour l’autre avec leurs spécificités de gars et de fille pour dire, avec leurs mots, leurs référentiels, combien ils s’aiment.

Intense, passionné, mais pas seulement conduit par les hormones
L’amour est intense, passionné, mais ce ne sont pas les pulsions présentes qui les guident.
Ils montrent la différence entre : l’amour avec une excellente dimension,
l’amour uniquement conduit par les hormones, l’amour qui donne toute sa valeur et saveur à l’être humain, à contrario de l’amour qui n’a que sa dimension animale, où les pulsions, les hormones font loi.

Avec l’aide de Dieu
D’ailleurs, c’est intéressant dans ce livre : quand ça devient trop chaud et qu’ils ne sont pas mariés, ils en appellent à Dieu.
Comme pour montrer que Dieu est dans l’équation de leur amour, qu’ils veulent le vivre avec Lui, avec Son aide.

Mariés
Effectivement, ils se marient, parce qu’ils sont trop précieux l’un pour l’autre.

Mariés alors que tout le monde ne l’était pas
À toutes les époques, il y a eu des unions sans mariage, avec des termes qui les décrivent, les catégorisent (ici, des concubines sont nommées).
Pour autant, le choix du mariage d’un homme et d’une femme traverse tout ce que Dieu nous communique dans la Bible, sur plusieurs millénaires, plusieurs cultures et mœurs tout aussi épicées que maintenant.

Dieu ?
Pourquoi Dieu ? Pourquoi mettre Dieu dans la boucle ? Parce qu’Il est le créateur de l’amour. Par reconnaissance, par adoration, pour Le remercier de ce cadeau exceptionnel qu’est l’amour, le couple choisit de Le mettre dans la boucle.

Retombée
En prenant cette décision de Sagesse, cela a un écho exceptionnel sur ce que vit le couple.
Matthieu 6. 33
Recherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné en plus.
J’évoque Dieu, et pourtant, à première vue, Il ne semble pas apparaître beaucoup. Ne nous fions pas aux apparences. Nous verrons cela la prochaine fois.