Matthieu #42 : Tous redevables à Dieu et socialement

Matthieu #42 : Tous redevables à Dieu et socialement

prédication Évangile selon Matthieu 22 : Patrice Berger, 2026_01_11, église AB Lausanne : infos/plan du culte

Matthieu #42 : Tous redevables à Dieu et socialement

Résumé : Matthieu #42 : Tous redevables à Dieu et socialement Invitation présente à accepter le MessieJésus déploie un trésor de pédagogie pour inviter les religieux de Sonépoque, (ceux qui étaient le plus au fait des textes parlant du Messie) à reconnaître qu’Il est le Messie et que Dieu désire qu’ils placent leurconfiance en Lui.Pédagogie XXLLa pédagogie […]

Invitation présente à accepter le Messie
Jésus déploie un trésor de pédagogie pour inviter les religieux de Son
époque, (ceux qui étaient le plus au fait des textes parlant du Messie) à reconnaître qu’Il est le Messie et que Dieu désire qu’ils placent leur
confiance en Lui.
Pédagogie XXL
La pédagogie de Jésus s’appuie sur 3 paraboles qui, l’une après l’autre, renforcent le message et se terminent par une mise en garde du style : « Il est encore temps de changer d’attitude, mais attention, à un moment, ça sera trop tard. Et là, plus de possibilité de retour en arrière. ».
La réponse
Et là, nous sommes suspendus à la suite. Les religieux vont-ils ouvrir
leurs cœurs à Jésus ? Regardez, nous avons la suite au verset 15 du
chapitre 22 de Matthieu.

Matthieu 22. 15

  1. Alors les pharisiens allèrent tenir conseil sur les moyens de prendre Jésus au piège de ses propres paroles.

Vous connaissez l’expression « les bras m’en tombent, je suis choqué »; l’évangile de Luc décrit très bien la méthode :

Luc 20. 20
Ils se mirent à observer Jésus et ils envoyèrent des hommes qui
faisaient semblant d’être des justes pour le prendre au piège de ses
propres paroles, afin de le livrer au pouvoir et à l’autorité du gouverneur.

Réaction de Jésus
Que va faire Jésus ? C’est très intéressant. Il aurait pu les désintégrer
sur place comme le figuier qu’Il a jugé plus tôt et a séché
instantanément.
Non, Il va montrer que ce n’est pas encore le temps où il est trop tard. Et, au travers des pièges qui vont Lui être tendus, Jésus va montrer à nouveau qu’Il est le Messie. C’est d’ailleurs la conclusion du chapitre 22. Matthieu 22.41-46

3 pièges en réponse aux 3 paraboles ?

Pour souligner le niveau d’endurcissement, les religieux vont tendre 3
pièges à Jésus. C’est fou, parce que Jésus les a invités juste avant à
changer d’attitude par 3 paraboles…
Réponses divines et utiles
Évidemment, comme Jésus donne des réponses divines à l’occasion
des pièges qui Lui sont tendus, nous allons les retenir précieusement et alimenter nos réflexions, méditations, nourrir notre piété.
Le premier piège
Le premier piège est devenu un des passages les plus connus de
l’évangile.

Lisons
Matthieu 22. 15-22

  1. Alors les pharisiens allèrent tenir conseil sur les moyens de prendre Jésus au piège de ses propres paroles.
  2. Ils envoyèrent vers lui leurs disciples avec les hérodiens.

On n’a pas beaucoup d’infos sur les Hérodiens. Comme leurs
noms l’indiquent, ils sont partisans d’Hérode dont le règne sur la
Judée et la Samarie avait cessé en l’an 6 avec la nomination des
procurateurs romains. Donc, vraisemblablement des personnes
pas très « amies » avec le système romain et désirant à nouveau
un règne juif plus affirmé par Hérode.

Ils lui dirent: «Maître, nous savons que tes paroles sont vraies et que tu enseignes le chemin de Dieu en toute vérité, sans te laisser influencer par personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des personnes.

  1. Dis-nous donc ce que tu en penses: est-il permis, ou non, de payer l’impôt à l’empereur?»
  2. Mais Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit:
    «Pourquoi me tendez-vous un piège, hypocrites?

Piège à deux niveaux
Ce n’est pas une interrogation profonde mais un piège.
Si Jésus disait directement « oui »,
Sa crédibilité auprès du peuple se serait effondrée instantanément
car on Le reconnaissait comme Messie et Libérateur.
Les hérodiens L’auraient peut-être considéré comme un collabo. Si Jésus disait « non », c’était du pain béni pour Le livrer aux
Romains comme rebelle, agitateur contre le pouvoir de l’empereur
et des Romains.

  1. Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie l’impôt.»
    Ils lui présentèrent une pièce de monnaie.
  2. Il leur demanda:
    «De qui porte-t-elle l’effigie et l’inscription?»
  3. «De l’empereur», lui répondirent-ils. Alors il leur dit:
    «Rendez donc à l’empereur ce qui est à l’empereur et à Dieu ce qui est à Dieu.»
  4. Etonnés de ce qu’ils entendaient, ils le quittèrent et s’en allèrent.

Au travers de ce piège,
Jésus souligne la double responsabilité des hommes et donc du disciple de Jésus :
Envers les autorités humaines,
envers Dieu.
Redevabilité vis-à-vis des autorités
Jésus indique de « rendre » ce qui appartient déjà à ce système. Là,
en l’occurrence à César. Mais Jésus n’indique pas de « donner ». Nous
vivons dans une organisation sociétale et nous ne pouvons nous en
soustraire. Nous y sommes liés, solidaires, qu’on le veuille ou non. Dieu ne veut pas que les disciples de Jésus soient « hors sol », mais que, dans ce contexte, leurs vies reflètent Dieu.
Jean 17. 15
Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal.

Jésus a montré l’exemple
Jésus Lui-même a montré durant Sa vie qu’Il n’était pas là pour faire la révolution sociétale, parce qu’Il avait un projet plus grand. En cela, Il s’est soumis aux lois et règles du pouvoir de l’époque avec leurs forces et leurs faiblesses.
Les apôtres ont montré l’exemple
Les apôtres se sont soumis, eux aussi, aux pouvoirs en place (notons
que c’est ce même système qui les a envoyés au martyre à l’exception
de Jean). L’apôtre Paul en sait quelque chose et il écrit cela :
Romains 13. 1

Que chacun se soumette aux autorités qui nous gouvernent, car toute
autorité vient de Dieu, et celles qui existent ont été établies par Dieu.
Romains 13. 6-7

  1. C’est aussi pour cela que vous payez des impôts, car les magistrats sont des serviteurs de Dieu qui s’appliquent entièrement à cette fonction.
  2. Rendez à chacun ce qui lui est dû: l’impôt à qui vous devez l’impôt, la taxe à qui vous devez la taxe, le respect à qui vous devez le respect, l’honneur à qui vous devez l’honneur.

Être disciple n’est pas une excuse pour se soustraire aux
obligations fiscales

Le disciple ne peut invoquer la non-conformité biblique d’un
gouvernement pour se soustraire aux impôts. D’ailleurs, il n’y a jamais
eu de gouvernement parfait et il n’y en aura jamais. Seul le Royaume de Dieu l’est.
Redevabilité vis-vis de Dieu
D’un autre côté, le Fils de Dieu ne s’est pas dépouillé de Sa divinité
pour n’être seulement qu’un citoyen modèle de l’empire romain et des lois juives. L’objectif était bien plus grand, abouti, durable, il visait Dieu et ce qu’Il désire. Il en est de même pour le disciple de Jésus. Sa patrie, son pays natal, c’est le Royaume éternel de Dieu. Son roi, c’est Dieu.
Ambassadeur
Sa place pendant son existence, dans son cadre de vie est celui d’un
ambassadeur qui représente son royaume dans ce qu’il fait et dit tout en respectant le pays où il se trouve.
2 Corinthiens 5. 20
Nous sommes donc des ambassadeurs pour Christ

Et que fait un ambassadeur ? Il représente du mieux possible son pays d’origine. Informe, rappelle au besoin la politique de son pays, met en place des initiatives cohérentes avec la politique de son pays et de son gouvernement. Dans les évangiles, on appelle cela la vie de disciple.

Nous sommes doublement dépendants
La réponse de Jésus:
« Rendez donc à l’empereur ce qui est à l’empereur et à Dieu ce qui est à Dieu. »
souligne aussi quelque chose d’important.

Tout humain est lié à deux entités, à deux règnes.

Humain
L’un temporel, un système sociétal, humain.
L’autre est spirituel, avec Dieu.
Et chaque humain doit rendre des comptes à l’un comme à l’autre.
Personne ne peut dire qu’il est indépendant d’un système sociétal de
son vivant. Même s’il est tout seul, il serait lui-même sous la dictature de son propre système de « société ».
Spirituel
Personne ne peut dire qu’il est indépendant spirituellement.
« L’homme est spirituel ou il n’est pas. » (Pierre Teilhard de Chardin)
Sinon, ce qui n’a pas de dimension spirituelle est du ressort du monde animal. Et nous devons et devrons rendre des comptes à Celui qui règne, Dieu.
Le premier piège tendu à Jésus est l’occasion de réflexions profondes
qui prouvent la sagesse divine de Jésus.
Poursuivons la lecture.

Matthieu 22. 23-33

  1. Le même jour, (c’est du harcèlement)
    les sadducéens, qui disent qu’il n’y a pas de résurrection,
    vinrent trouver Jésus et lui posèrent cette question:
  2. «Maître, Moïse a dit: Si quelqu’un meurt sans enfants,
    son frère épousera la veuve et donnera une descendance à son frère.

Loi de protection
C’était une loi de protection de l’époque pour que la veuve ne
perde pas l’héritage de son mari et qu’elle puisse vivre.
Deutéronome 25.5-10

  1. Or, il y avait parmi nous sept frères.
    Le premier s’est marié et est mort et, comme il n’avait pas d’enfants, il a laissé sa femme à son frère.
  2. Il en est allé de même pour le deuxième, puis le troisième, et ce
    jusqu’au septième.
  3. Après eux tous, la femme est morte [aussi].
  4. A la résurrection, duquel des sept sera-t-elle donc la femme? En
    effet, tous l’ont épousée.»

Hypothèse malicieuse
Comme dit plus haut, ce n’était pas une question qui les empêchait
de dormir. Mais une hypothèse malicieuse. Ils voulaient tenter de
démontrer l’absurdité de la résurrection.

  1. Jésus leur répondit:
    «Vous êtes dans l’erreur parce que vous ne connaissez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu.
  2. En effet, à la résurrection, les hommes et les femmes ne se
    marieront pas, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel.

Piège puéril ?
Jésus souligne deux erreurs dans leur système d’accusation.
Ils utilisent un fragment de la loi, mais ne connaissent pas les
Écritures. S’ils les connaissaient, ils n’auraient jamais tenu de tels propos en prenant conscience de la puissance de Dieu qu’Il a démontrée tout au long de l’histoire de l’humanité et dont certains événements -nécessaires et suffisants pour que nous puissions placer notre foi en Lui – sont consignés dans l’Ancien Testament (pour les
interlocuteurs de Jésus à l’époque). D’ailleurs, « tel est pris qui
croyait prendre », Jésus va leur montrer la teneur des Écritures…

  1. En ce qui concerne la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit:
  2. Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ?
    Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.»
  3. La foule qui écoutait fut frappée par l’enseignement de Jésus.

Verbe au présent
Jésus n’a pas dit : « qu’Il a été » le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob parce que maintenant ils ne sont plus rien. Il l’est
toujours. « Je suis », un présent. Donc cela induit que les patriarches
ont une existence.
Continuité et différence après la mort
Au passage, Jésus indique qu’il y a une continuité après la vie, mais
une différence. Chose qu’Il montrera par Sa propre résurrection.
Différence.
Plus de notion de couple. Ce n’est pas tant un aspect d’équité vis-à-vis des célibataires par rapport aux personnes mariées. Mais c’est parce que le lien le plus fort du racheté auprès de Dieu est avec Jésus.
D’ailleurs, le but central du mariage est de refléter ce lien, par
anticipation, ici-bas. Éphésiens chapitre 5 le rappelle et détaille les
conséquences qui en découlent : amour engagé, don sacrificiel,
ambition pour le conjoint, élévation d’âme, respect, soumission, fidélité.
Ce deuxième piège tendu à Jésus est l’occasion de réflexions profondes qui prouvent la sagesse divine de Jésus.
Poursuivons la lecture :

Le troisième piège
Matthieu 22. 34-40

  1. Les pharisiens apprirent qu’il avait réduit au silence les sadducéens. Ils se rassemblèrent
    « Une troisième couche ! »
  2. et l’un d’eux, professeur de la loi, lui posa cette question pour le
    mettre à l’épreuve:
  3. «Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?»

« Battle » pour savoir quelle est la loi la plus importante
En quoi cette question était-elle piégeuse ?
« Les scribes avaient déclaré qu’il existait 248 préceptes
affirmatifs, autant que les membres du corps humain, et 365
préceptes négatifs, autant que les jours de l’année ; le total
étant de 613, le nombre des lettres du Décalogue (les 10
commandements). »
Tous n’étaient pas d’accord sur les lois les plus importantes, et un
mauvais choix de la part de Jésus L’aurait discrédité. Jésus
conclut le débat D’ailleurs, vous noterez dans la réponse de Jésus
que nous allons lire, Il dit au verset 40 :
« De ces deux commandements dépendent toute la loi et les
prophètes. »
Comme pour recentrer, voire conclure, les débats sur l’importance
de telle ou telle loi. Continuons la lecture :

  1. Jésus lui répondit:
    «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée.
  2. C’est le premier commandement et le plus grand.
  3. Et voici le deuxième, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
  4. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les
    prophètes.»

Les deux dimensions
Là, à nouveau, nous avons les deux dimensions qui sont dans la
réalité de chaque être humain. Dimension spirituelle avec Dieu,
dimension temporelle de notre existence avec les autres et avec
soi-même.
Priorité
Dimension de priorité : Dieu en premier. L’auteur de la vie et du
cadre de la vie.
Équilibre
Dimension d’équilibre. Ton prochain sur le même plan que toi. Pas
l’un au détriment de l’autre. Ton prochain et pas tous les prochains.
On ne peut répondre aux besoins de tous les prochains de la terre.
On ne peut porter toutes les difficultés de tous les prochains de la
terre.

Matthieu 22. 41-46

  1. Comme les pharisiens se trouvaient rassemblés, Jésus les
    interrogea
  2. en ces termes:
    «Que pensez-vous du Messie? De qui est-il le fils?»
    Ils lui répondirent:
    «De David.»
  3. Et Jésus leur dit:
    «Comment donc David, animé par l’Esprit, peut-il l’appeler Seigneur
    lorsqu’il dit:
  4. Le Seigneur a dit à mon Seigneur: ‘Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis ton marchepied’ ?
  5. Si donc David l’appelle Seigneur, comment peut-il être son fils?»
  6. Aucun ne put lui répondre un mot.
    Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui poser de questions.

Le Messie est Dieu et Fils de David
Ces paroles sont tirées du Psaume 110.1 ; elles affirment, avec d’autres textes (Ésaïe 7.14 & 9.5-6, Jérémie 23.5 , Michée 5.1, Zacharie 12.10 , par exemple), dans l’Ancien Testament, la divinité du Messie et le lien avec la lignée issue de David.

Jésus légitime Son autorité d’enseignant
Plus que pour clore les trois attaques que Jésus vient de subir, Jésus
répond dans ces derniers versets à l’interrogation initiale qui a conduit (Matthieu 21.23 ) tout d’abord aux trois paraboles, puis à ces trois séries de questions insidieuses.
Matthieu 21. 23
Jésus se rendit dans le temple et, pendant qu’il enseignait,
les chefs des prêtres et les anciens du peuple vinrent lui dire:
«Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité?»
La conclusion qui s’impose. Le Messie est Dieu et Fils de David. Jésus
ne dit pas ouvertement que c’est Lui (quand Il le fera, Il sera condamné et cela aboutira à la crucifixion), mais Ses réponses démontrent, avec tous Ses actes miraculeux, que c’est effectivement le cas. Et qu’en la matière, Son autorité est tout à fait légitime pour enseigner.
Appel inlassable de Jésus à venir à Lui
Le début de la lecture nous a conduit à dire : « les bras m’en tombent ». Et nous pourrions nous dire que c’est peine totalement perdue que de consacrer encore et encore du temps avec des personnes qui ne
veulent rien savoir. Pourtant, Jésus l’a fait et peut-être pour moi ! Dans l’évangile de Marc qui retranscrit aussi la dernière question, à savoir
« quel est le plus grand commandement de la loi ? »,
Jésus répond, à la fin, au professeur de la loi :
« Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu » (Marc 12.34 ).
Comme quoi, pour certains, ils étaient prêts à saisir. C’était encore le
temps de regretter, de venir, de revenir, de se repentir pour saisir Jésus.
D’ailleurs, plus tard,
Actes 6. 7
La parole de Dieu se propageait de plus en plus, le nombre des
disciples augmentait beaucoup à Jérusalem et une grande foule de
prêtres obéissaient à la foi.

LA BASE AVEC LE TEXTE BIBLIQUE

1) Qu’est-ce que j’apprends de Jésus ?

Résumer en 4 mots
Patience,
conscient,
équilibre,
double nationalité.
Patience de Jésus
Avec les trois paraboles, nous avions vu que Jésus est très pédagogue. Avec ces trois attaques, nous voyons que Jésus est très patient. C’est encore le temps, du vivant des religieux, de venir à Lui, de Le
reconnaître, comme du vivant de toute personne.
Conscient des réalités, Jésus n’agit pas à l’ouest.
Il était bien conscient des obligations humaines et ne s’en est pas
soustrait derrière des faux-semblants de spiritualité. Au contraire, Il a
assumé comme tout le monde. En cela, quand nous Le prions pour des aspects très concrets, parfois prises de tête (administratif), Il est bien conscient du sujet parce qu’Il l’a vécu Lui aussi.
Équilibre
Dans les réponses de Jésus, nous avons à méditer sur la façon dont
Jésus a honoré Dieu et la réalité humaine.
Double nationalité
Nous avons une affirmation des prophéties, de la bouche de Jésus, que le Messie est à la fois de la lignée de David et qu’Il est aussi Dieu.

2) En quoi ce texte nous rejoint, nous, les hommes ?

Deux aspects retiennent mon attention :
Pourquoi faisons-nous l’inverse de l’évidence ?
Ma vision de la vie.
Pourquoi faisons-nous l’inverse de l’évidence ?
Ce texte est intéressant. Quand Dieu, Jésus, nous souligne une
réorientation de nos vies dans Sa direction, cela est désigné de
différentes manières :
repentance,
conversion,
regret,
Le suivre.
L’homme a tendance à allumer des contre-feux. Ici, c’était des questions piégeuses dont la réponse profonde n’importait pas vraiment. Mais plutôt un moyen de se mettre à distance de l’évidence : celle de venir à Jésus. Pourquoi faisons-nous cela ? Il y a un truc déblocable en nous. Pas faux. C’est pour cela que Jésus est venu. Et que nous avons besoin de Jésus qui est venu pour résoudre à la racine ce qui nous fait avoir des attitudes de ce type.
Ma vision de la vie
Ce texte est capital pour l’orientation de la vie. Pour ma vision de la vie. J’ai une double tutelle : spirituelle, divine, vis-à-vis de Dieu, et je dois rendre des comptes ; humaine, sociétale, vis-à-vis de l’organisation de la société dans laquelle je suis et vis-à-vis de ceux qui m’entourent, qui sont mes égaux, sans pour autant me dissoudre ou disparaître. Si je néglige l’un des aspects, je passe à côté de qui je suis et de ce que je dois exprimer dans ma vie.

3) Qu’est-ce que ça implique que je vais faire cette semaine ?

La même phrase va guider les deux derniers points :
« Rendez donc à l’empereur ce qui est à l’empereur
et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Quel est le domaine qui pèche en ce moment ?
Y a-t-il un déséquilibre ?
« Rendez donc à l’empereur ce qui est à l’empereur
et à Dieu ce qui est à Dieu. »

4) Qu’est-ce que je transmets ?

Comment démarrer une conversation spirituelle ?
« Rendez donc à César ce qui est à César. »
Bien souvent, nous entendons cette expression. Mais la deuxième
partie est étrangement oubliée. À nous de dire : « Tu connais la suite ? ». En disant que, s’il n’y a pas la suite, cette phrase ne veut rien dire. En effet, nous sommes sous la tutelle de deux entités auxquelles nous
devons rendre des comptes.