Genèse 22. Abraham, la confiance dans l’épreuve
Le but de l’épreuve :
Dieu n’agit jamais gratuitement, ou avec une intention malveillante à notre égard. Dieu nous aime, Et dans une logique toute humaine, Il devrait nous donner une vie facile, sans souci. Et pourtant ce n’est pas le cas !
Depuis que le péché est entré dans le monde, la condition humaine n’est pas facile et la mort est bien présente.
Qui n’a pas connu des craintes ? des inquiétudes ? quelques-uns d’entre nous ont connu des difficultés de santé, des problèmes financiers ? … Quel est le but recherché par notre Dieu, un Dieu qui nous aime, qui est miséricordieux et plein de compassion ?
Un des buts de l’épreuve, c’est de renforcer notre foi et notre confiance en Dieu, en sa totale souveraineté. L’épreuve nous force à réfléchir sur nos valeurs et nos priorités. Le but poursuivit par Dieu est de nous rapprocher de lui avec confiance. Peut-être voir aussi que notre vie n’est qu’un passage et que par amour pour nous, Christ s’est donné pour nous faire entrer dans son royaume éternel.
Dans ce sens, nous pouvons citer le texte de 1 Pierre 1 : 6-7
« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ! Conformément à sa grande bonté, il nous a fait naître de nouveau à travers la résurrection de Jésus-Christ pour une espérance vivante, 4 pour un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se souiller, ni perdre son éclat. Il
vous est réservé dans le ciel, à vous 5 qui êtes gardés par la puissance de Dieu, au moyen de la foi, pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps.
6 C’est ce qui fait votre joie, même si maintenant, puisqu’il le faut, vous êtes pour un peu de temps attristés par diverses épreuves. 7 Ainsi, la valeur éprouvée de votre foi – beaucoup plus précieuse que l’or, qui est périssable et que l’on soumet pourtant à l’épreuve du feu – aura pour résultat la louange, la gloire et l’honneur lorsque Jésus-Christ apparaîtra. » 1
Pierre 1 : 6-7
N’oublions pas non plus que Dieu nous a donné le consolateur, le Saint-Esprit, qui nous console et nous accompagne au quotidien. (Jean 16 )
Dans le récit qui suit, ce qui m’interpelle, … l’épreuve d’Abraham n’est pas liée à la condition humaine, mais voulue de manière délibérée par Dieu. Et en plus Dieu, le Créateur a interdit dans sa Parole des sacrifices humains, et cela à plusieurs reprises ! Abraham peut être surpris !
Lecture de Genèse 22 .
Attitude d’Abraham face à Dieu
Abraham est réceptif à l’appel de Dieu : « Me voici »
Se lève de bon matin (on peut noter sa détermination à entrer dans ce que Dieu lui demande)
Sella son âne
Prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac.
Fendit du bois pour l’holocauste
Partit pour aller à l’endroit que Dieu lui avait indiqué.
Une marche de trois jours, trois jours pour renoncer, pour réfléchir ou pour fléchir ! Puis Abraham voit l’endroit et part seul avec son fils, l’unique, celui des promesses de Dieu !!!
Ils sont les deux : Isaac porte le bois, Abraham le feu et le couteau. Enfin, quelques échanges brefs nous sont rapportés :
Alors Isaac s’adressa à son père Abraham en disant: «Mon père!»
Il répondit: «Me voici, mon fils!»
Isaac reprit: «Voici le feu et le bois, mais où se trouve l’agneau pour l’holocauste?»
Abraham répondit: «Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l’agneau pour l’holocauste.» Et ils continuèrent à marcher tous les deux ensemble. ET Abraham affirme avec confiance aux serviteurs : Nous reviendrons !
Abraham disponible pour son fils. Abraham plein de confiance en Dieu : Dieu pourvoira.
Et ils continuèrent à marcher tous les deux ensemble. Tous les deux ensemble.
Attitude d’Isaac
Confiance en son père Abraham, continue de marcher avec lui. Humilité et soumission dans
ce récit. Isaac se laisse attacher et mettre sur l’autel par-dessus le bois. Aucune révolte,
aucune résistance.
Intervention de Dieu et Nom du lieu
Au moment où Abraham étend sa main. Dieu intervient. « l’ange de l’Eternel l’appela depuis
le ciel et dit: «Abraham! Abraham!» Il répondit: «Me voici!» 12 L’ange dit: «Ne porte pas la
main sur l’enfant et ne lui fais rien, car je sais maintenant que tu crains Dieu et que tu ne
m’as pas refusé ton fils unique.»
Dans ce récit, Abraham prouve son attachement sans restriction à Dieu. Dans les hébreux sa
foi est soulignée : « 17 C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et
qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, 18 et à qui il avait été dit: En Isaac
sera nommée pour toi une postérité. 19 Il pensait que Dieu est puissant, même pour
ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. » Hébreux 1 1 : 17-
Isaac type de Christ : en fait, ce récit est aussi une annonce prophétique de la venue de Jésus
et de son sacrifice, des détails nous frappent :
Joël Prohin, dans son article dans la revue « Promesses » les relève, je citerai notamment :
– L’expression « ton unique » a été rendue en grec par le même mot qu’en Jean 3.16 (« son fils unique »).
– « celui que tu aimes ». Le verbe « aimer » est mentionné ici pour la première fois dans l’Écriture : l’amour préexistant du Père pour le Fils n’est-il pas à la base de tout amour, tant son amour pour nous que notre amour mutuel ?
– Le pays de Morija a été identifié plus tard au mont où Salomon a bâti le temple (2 Chr 3.1 ) et c’est près de là que, 20 siècles plus tard, Jésus donnera sa vie.
– Le bois chargé sur Isaac fait immanquablement penser à la croix dont Jésus s’est chargée
— tout d’abord moralement, lorsqu’il entrevoyait l’heure du sacrifice, puis physiquement, lorsqu’il sortit de devant Pilate.
– « Ils marchèrent tous deux ensemble » répète le texte (22.6,8) : préfiguration de la communion constante entre le Père et son Fils incarné.
– L’interrogation d’Isaac, qui interpelle son père en disant : « Abba », fait écho à la scène de Gethsémané où Jésus demande à son Père s’il y aurait une solution.
– Le « troisième jour » (v. 4) où Abraham reçoit son fils comme si celui-ci était ressuscité évoque la glorieuse sortie du tombeau de Jésus.
Attitude de Jésus Disposé à faire la volonté de Dieu.
« C’est pourquoi, en entrant dans le monde, Christ dit: Tu n’as voulu ni sacrifices ni offrandes, mais tu m’as formé un corps; 6 tu n’as accepté ni holocaustes ni sacrifices pour le péché, 7 alors j’ai dit: ‘Me voici, je viens – dans le rouleau du livre il est écrit à mon sujet – pour faire, ô Dieu, ta volonté.’ [a]
8 Il a d’abord dit: Tu n’as voulu et tu n’as accepté ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché – qui sont pourtant offerts conformément à la loi – 9 et ensuite il a déclaré: Me voici, je viens, [ô Dieu,] pour faire ta volonté. » Hébreux 10 reprise du Psaume 40 Ou Encore : Marc 1 4 :35.
Jésus disait: Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.
En relation étroite avec son Père.
« Levé le matin, longtemps avant le jour, il se rendit dans un lieu désert, et Il priait là » (Marc
1 : 35). Jésus se tint souvent à l’écart, pour prier, pour être dans l’intimité avec son Père. Au bénéfice des promesses du Père.
9 C’est pourquoi mon cœur est dans la joie, et mon esprit dans l’allégresse. Même mon corps reposera en sécurité, 10 car tu n’abandonneras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton bien-aimé connaisse la décomposition
11 Tu me fais connaître le sentier de la vie; il y a d’abondantes joies dans ta présence, un bonheur éternel à ta droite. Psaume 1 6 :11 / Actes 2 :27/ Actes 1 3 :35-37
Attitude du Père : Dans le jardin de Gethsémané : Luc 2 2 : 39-47
Son regard constant sur le fils, à son écoute.
… Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! …
Intervient en sa faveur. (marche ensemble !)
Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. 44 Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.
Le Saint -Esprit semble aussi être présent dans ce jardin. Il permettra aux disciples de
raconter et d’écrire ce récit. En effet, les disciples dormaient !!!
Deux réflexions :
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père plein de compassion et le Dieu de tout réconfort! Il nous réconforte dans toutes nos détresses afin que nous puissions réconforter ceux qui se trouvent dans la détresse, grâce à l’encouragement que nous recevons nous-mêmes de la part de Dieu. 2 Corinthiens 1 : 3-4
Dieu permet l’épreuve ! Mais il est souverain, tout est sous son contrôle. Dieu nous aime, Jésus nous aime, rappelons-nous qu’Il est le chemin, la vérité et la VIE !
Jésus nous invite à prier, cette intimité avec lui nous console et nous réconforte ! Il sait !!!
L’épreuve peut nous accabler, mais toute sa Parole nous montre et nous dit que Dieu voit !
Nous avons tous besoin de ce cœur à cœur avec Dieu, d’emprunter la « route 66 du Chrétien !! (La route 66 est une ancienne route américaine qui reliait Chicago à Santa Monica , entre les années 1926 et 1985. La route 66 traversait trois fuseaux horaires et huit États d’est en ouest. Une route mythique !!!)
Matthieu 6.6 « Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père
qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
L’épreuve !, difficile à vivre, parfois difficile à saisir … Je termine par ce témoignage concernant Joni Eareckson relayé par le journal « le Lien » en page 3 mars 2025. Gérard Pella Joni est une jeune fille de 17 ans, pleine de vie au moment de son accident. En plongeant , elle a heurté le fond de la mer et se retrouve tétraplégique, c’est-à-dire paralysée non seulement des jambes, mais des bras et des mains. A plusieurs reprises, elle est encouragée par ses amis à espérer une guérison miraculeuse.
Son église organise une nuit de prières ; elle reçoit l’imposition des mains ; à plusieurs reprises, on intercède pour elle avec une foi entière. Mais rien ne se passe. A chaque fois, Joni doit digérer sa déception, voire sa dépression, quand elle n’est pas exaucée.
Un de ses amis, Steve, étudie dans une école biblique. Il l’aide beaucoup à accepter sa situation et à garder confiance en Dieu en ouvrant avec elle les Ecritures. Un jour, il lui apprend que le mot grec de la Bible pour parler de la puissance de Dieu est dunamis. Un terme grec qui se trouve à la fois dans les mots dynamite et dynamo. Il lui montre bible en mains que la puissance de Dieu se manifeste parfois comme de la dynamite : c’est alors le miracle, la guérison, l’exaucement. Gloire à Dieu !
Mais sa puissance se manifeste parfois aussi comme une dynamo : elle produit juste la lumière qu’il faut pour que nous puissions avancer dans la nuit. (C’est le cas de la dynamo de nos vélos)
Joni comprend ainsi que la puissance de Dieu se manifeste comme une dynamo dans sa vie. Elle accepte sa situation et commence à communiquer sa foi de manière rayonnante. Son témoignage a touché des milliers de personnes. » Joni, aux Editions L’Eau Viv
Jésus-Christ, le Don des dons
Ô source de tout bien, Que pourrais-je te rendre pour le don des dons, ton propre Fils bien-aimé,
engendré, non créé, mon rédempteur, mon intermédiaire, mon garant, mon substitut, son propre dépouillement incompréhensible, son amour infini au- delà de ce que le cœur peut saisir.
C’est ici la merveille des merveilles : Il s’est abaissé pour m’élever, Il est né comme moi pour que je devienne comme lui, C’est ici l’amour : quand je ne peux m’élever vers lui, il s’abaisse sur des ailes
de grâce pour m’élever jusqu’à lui.
C’est ici la puissance : quand la divinité et l’humanité étaient infiniment séparées, il les a unies dans une unité indissoluble, le non-créé et le créé.
C’est ici la sagesse : Quand j’étais perdu, sans aucune volonté de retourner à lui, et sans intelligence pour concevoir la guérison, il est venu, Dieu incarné, pour me sauver jusqu’au bout, en tant qu’homme pour mourir ma mort, pour verser le sang satisfaisant en mon nom, pour établir une justice parfaite pour
moi. …
Tiré de « La vallée de la vision » Impact Héritage